Les temps sont durs pour Christian Estrosi, qui a terminé en ballotage défavorable au premier tour des élections municipales avec seulement 30,92% des voix, derrière Éric Ciotti, qui a recueilli 43,43%. Le 19 mars, à quelques jours du second tour, Estrosi s'est montré optimiste, affirmant qu'il ne voit pas sa campagne comme un « chemin de croix », mais plutôt comme un chemin d'enthousiasme, en proclamant les mobilisations qui l’entourent lors d'une interview sur France Inter.
Lâché par Bruno Retailleau au moment critique
Cependant, cet enthousiasme semble contredire la réalité de son soutien. Bruno Retailleau, le président des Républicains, a récemment refusé d'apporter son appui à Estrosi, qualifiant ses démarches d'une « campagne délétère ». Une déclaration qui n’a pas échappé à la presse, comme le rapporte BFMTV.
Estrosi, tentant de minimiser la situation, a exprimé sa surprise et a mis cela sur le compte d'un « moment d'égarement » de son ancien allié. De plus, plusieurs figures de proue de LR, telles que Gérard Larcher ou Michel Barnier, ont critiqué la décision de Retailleau.
Éric Ciotti, le vainqueur par défaut
Ce climat est favorable à Éric Ciotti, qui a rapidement réagi en remerciant Retailleau pour sa condamnation de la « campagne délétère » du maire sortant. En effet, Éric Ciotti a lui-même souligné l'importance de laisser les électeurs trancher sans interférence des appareils politiques.
La gauche refuse de soutenir Estrosi
La situation est d'autant plus compliquée pour Estrosi, qui peine à obtenir le soutien traditionnel de la gauche. Juliette Chesnel-Le Roux, candidate pour une union de la gauche, a défendu le maintien de sa candidature après avoir obtenu 11,93% des voix lors du premier tour, expliquant que la responsabilité de la montée de Ciotti incombe au maire sortant.
Jean-Christophe Picard, conseiller et souteneur de Chesnel-Le Roux, a également dénoncé le manque de convictions d'Estrosi et ses résultats jugés décevants au fil des ans.
Les tentatives de rallier la gauche à sa cause par Estrosi semblent avoir échoué, alors même qu'il a multiplié les offres de dialogue, y compris des propositions pour une présidence de commission des finances pour un membre de l'opposition.
La gauche, fatiguée d'un maire qu'elle accuse d'hypocrisie, reste ferme dans sa décision de ne pas soutenir un candidat avec qui elle ne partage plus de valeurs. Selon des sources de TF1, même Matignon ne parvient pas à réparer les relations entre Estrosi et la gauche, qui s'estimait trahie lors des précédentes élections régionales.
Conclusion : une élection serrée et sans précédent
Alors que le second tour approche, les tensions entre les différents acteurs politiques de Nice sont palpables. Chaque camp semble déterminé à préserver ses intérêts, rendant le dénouement de ce scrutin municipal 2026 des plus incertains. Des élus, de gauche comme de droite, appellent à une mobilisation des électeurs pour éviter que l'extrême droite ne s'installe durablement dans la ville. Un climat qui promet des débats passionnés et des choix cruciaux pour l'avenir de Nice.







