Emmanuel Grégoire, qui représente la gauche unie hors LFI pour la mairie de Paris, a affirmé qu'il n'a qu'une seule adversaire : Rachida Dati. Lors d'un débat diffusé sur BFMTV et Le Figaro TV, il a qualifié Sophia Chikirou, actuelle députée Insoumise, de simple 'concurrente'.
"Ce soir, je n'ai qu'une seule adversaire, c'est Rachida Dati", a-t-il déclaré fermement, à la veille du second tour des élections municipales où il se mesurera à la candidate de la droite et du centre, ainsi qu'à la représentante de LFI.
Grégoire n'a pas hésité à critiquer Dati : "Vous ne pourrez pas être élue maire sans le soutien explicite de l'extrême droite", évoquant les soutiens de personnalités comme Jordan Bardella. Cela a été qualifié de 'faute morale' par Grégoire, un avis partagé par plusieurs analystes politiques.
Rachida Dati a défendu, de son côté, la décision de Sarah Knafo, eurodéputée d'extrême droite, de retirer sa liste au profit d'une victoire contre la gauche : "C'est un acte de responsabilité dans l'intérêt de Paris", a-t-elle déclaré sur Europe 1.
En répliquant aux accusations de Grégoire, Dati a ironisé : "Vous devenez Madame Soleil, M. Grégoire ?" en insinuant que ses affirmations étaient trompeuses.
Grégoire, qui a obtenu 37,98 % des voix au premier tour, a ciblé Chikirou, troisième dans l'élection, comme concurrente plutôt que comme alliée, déplorant la dureté de sa campagne qui rendait toute alliance impossible.
Chikirou, initialement exclue du débat, a fait appel à BFMTV après l'intervention de La France insoumise, affirmant qu'elle représentait la véritable opposition face à Dati et Grégoire. La mobilisation préalable de la chaine a permis de rétablir son droit à la parole.
Cette élection municipale s'annonce comme un moment clé pour Paris, un enjeu dominé par des slogans tels que 'non à un maire des riches', une phrase forte lancée par Chikirou pour distancier son image des deux favoris du scrutin.







