Invité sur les ondes de Radio J ce dimanche 15 février, Emmanuel Macron a validé le récent classement de La France insoumise (LFI) en tant que formation d'extrême gauche, à la suite d'une annonce du ministère de l'Intérieur. Lors de cet entretien, le président a également mis en garde Bruno Retailleau quant à l’importance de l'État de droit, tout en constatant une légère hausse de sa popularité.
Le débat autour du positionnement politique de LFI s’est intensifié depuis le classement officiel du ministère visant à les désigner comme étant à l’extrême gauche, surtout avec les élections municipales à l'horizon. Macron a déclaré sur Radio J : "Il n’y a pas tant de mystère à affirmer qu’ils se situent clairement à l’extrême gauche," reprenant un argument déjà évoqué par son gouvernement.
Lors de la même interview, enregistrée à l’Élysée et diffusée ce dimanche, le chef de l'État a dénoncé les "expressions antisémites" qui commencent à émerger et qui, selon lui, doivent être activement combattues, peu importe leur origine. Cette remarque fait suite aux préoccupations croissantes sur la montée de l'antisémitisme, rapportées par BFM TV.
"Faire très attention à l’État de droit"
En ce qui concerne les déclarations de Bruno Retailleau, qui a évoqué des dérives potentielles de l'État de droit tout en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle, Macron a répondu avec clarté : "Il peut être nécessaire d'ajuster certaines règles, mais il faut être vigilant quant à l'existence même de l'État de droit, qui nous assure la liberté et la vie en commun." Il a également exprimé son inquiétude face à la tentation de remettre en cause notre Constitution.
Cette déclaration intervient au moment où les sondages, notamment celui de Ipsos BVA-CESI rapporté par 20Minutes, montrent une légère hausse de la popularité du président, qui passe à 20 % d'opinions favorables, marquant un rebond dans un paysage politique toujours aussi fragmenté.







