Les deux chasseurs impliqués dans l'abattage d'un cerf sur la propriété de la mère du réalisateur Luc Besson, à La-Trinité-des-Laitiers dans l'Orne, ont été jugés et condamnés par le tribunal d’Argentan le 20 janvier 2026.
Les événements ont eu lieu le 21 février 2025, lorsqu'un cerf, pourchassé par une meute de chiens, s'est réfugié dans le jardin de la mère de Besson. Les deux chasseurs ont pénétré sur cette propriété privée, où ils ont tué l'animal à l'aide d'une dague. La scène, filmée par la mère du réalisateur, a suscité indignation et consternation.
Les images montrent le cerf, non blessé, encerclé par des chiens, avant que les deux hommes ne l'attaquent. Malgré les cris désespérés de la mère de Besson, âgée de 85 ans, qui a tenté de protéger l'animal, les chasseurs ont pris la fuite, laissant le cerf sur place.
Quelles sanctions attendent les chasseurs ?
Les chasseurs ont été reconnus coupables d'entrée illégale sur propriété privée ainsi que de diverses infractions à la réglementation chasse. Cependant, ils n'ont pas été jugés pour la mise à mort de l'animal. L'un d'eux a été condamné à une amende de 1 200 euros, tandis que l'autre a écopé d'une amende de 600 euros, selon les rapports de France 3 Régions.
En plus des amendes, ils devront suivre un stage de sensibilisation aux réglementations et à la sécurité en matière de chasse. Leur permis de chasse a été suspendu pour une durée d'un an, sans possibilité de le repasser durant cette période.
Les deux ont également été condamnés à verser 3 000 euros de dommages et intérêts aux associations de protection animale Stéphane Lamart et ASPAS, qui se sont constituées parties civiles. La mère de Luc Besson a exprimé sa déception quant à la légèreté des peines, espérant une sanction beaucoup plus sévère.
Ce cas soulève des questions plus larges sur la réglementation de la chasse en France, surtout à une époque où les lois sur la protection des animaux deviennent de plus en plus strictes. Les experts en droit animalier estiment que de telles affaires devraient être prises plus au sérieux, afin de sanctionner diffusément celles et ceux qui ne respectent pas les lois sur la vie sauvage.







