La Cour d’appel de Paris a pris sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires du RN. Malgré cette condamnation, Marine Le Pen se pourvoit en cassation et maintient sa candidature à l’élection présidentielle. Les réactions fusent en Loir-et-Cher.
Interrogés après le jugement rendu, les députés des 1re et 3e circonscriptions ont partagé leurs réflexions. Christophe Marion (député Renaissance) a déclaré : « Le procès en appel a confirmé les irrégularités au sein du RN. Bien qu'elle ait reçu une peine de prison avec sursis, le fait qu'elle puisse se présenter crée un questionnement sur la crédibilité de ses engagements. Nous continuerons à contrecarrer les idées du RN, qu'il s'agisse de Le Pen ou de Bardella. »
Marc Fesneau (député MoDem) a choisi de rester neutre : « Je ne fais pas de commentaires sur les décisions judiciaires. La portée de cette décision sur le débat politique appartient aux électeurs. »
Antoine Huguet (premier fédéral du Parti socialiste) a commenté : « C’est la deuxième fois que des fraudes sont reconnues au sein du RN. Si elle se présente, Marine Le Pen portera le poids d'une condamnation, ce qui interroge sur sa légitimité auprès des Français. »
Plus tard dans la soirée, après que Marine Le Pen ait annoncé sa candidature pour 2027, Roger Chudeau (député Rassemblement national de la seconde circonscription) a affirmé : « La Cour a précisé que la peine d’éligibilité ne l’empêche pas de se porter candidate. Avec son pourvoi en cassation, elle reste présumée innocente et peut s'engager dans la campagne. »
Pour Romain Dussart, délégué départemental RN41, cette décision représente une revanche démocratique : « La Cour d’appel a réparé une injustice. Avec son pourvoi, elle peut poursuivre sa campagne sans bracelet électronique. »
avec Natacha Monhoven







