Le tribunal administratif de Montreuil a décidé, le 9 juin 2026, d'annuler la délibération du Conseil régional d’Île-de-France, présidé par Valérie Pécresse, qui avait rebaptisé le lycée de Saint-Denis en Rosa-Parks. Ce changement avait été attribué à la perception de la militante américaine comme "trop conflictuelle". Grâce à cette décision, le lycée Angela-Davis pourra retrouver son appellation d'origine.
Les membres du conseil d’administration du lycée et Céline Malaisé, présidente du groupe communiste à la région, rappellent que ce changement opposait deux figures emblématiques de la lutte pour l'égalité des droits. L'affaire a suscité des débats intenses, reflétant les tensions politiques autour des noms de rues et d'établissements en France, où les figures historiques sont souvent sujettes à des interprétations divergentes.
Le rapporteur public avait souligné un excès de pouvoir de Valérie Pécresse, notamment le fait qu'elle n'ait pas consulté le maire de Saint-Denis, une étape jugée indispensable. Ce vice de procédure a constitué le fondement de la décision judiciaire. Si l'exécutif régional ne fait pas appel, le lycée pourrait rapidement reprendre son nom historique, célébrant ainsi la mémoire d'Angela Davis, symbole de la lutte pour les droits civiques.







