La recrudescence des vols de pièces détachées automobiles secoue plusieurs communes de l'Oise, avec une attention particulière sur les banquettes arrières des voitures. Ce phénomène, qui s'intensifie, réveille des inquiétudes parmi les automobilistes et les autorités locales.
La semaine dernière, Franklin Lepage, un habitant de l'Oise, a vécu une expérience troublante. En retournant à sa voiture, il a surpris un homme en pleine opération de vol, en train de démonter sa banquette arrière. "On l'a surpris directement dans la voiture en train d'essayer de voler la banquette. Il casse la vitre avant, ouvre la porte et, ensuite, il commence à démonter les banquettes", narre-t-il.
Il n'est pas le seul à avoir enduré ce désagrément. D'autres automobilistes témoignent sur les réseaux sociaux de l'augmentation inquiétante de ce type de vol. À Senlis, Sébastien Grippon, le gérant d'un garage, a remarqué une tendance préoccupante ces dernières semaines, alertant sur le fait que ce phénomène semble toucher principalement des véhicules citadins. "Il y a deux ou trois modèles de voitures concernés. Récemment, nous avons eu quatre ou cinq cas en deux mois, ce qui est élevé pour une petite zone comme celle-ci", explique-t-il.
Des peines pouvant atteindre deux ans de prison et 30 000 euros d'amende
La question se pose : pourquoi ces banquettes attirent-elles tant de convoitises ? Selon le garagiste, c'est une affaire de rentabilité. "Je pense que ces vols visent à revitaliser des voitures de société en version utilitaire, en y ajoutant des sièges. Cela permet de revendre ces véhicules 15% plus cher une fois rénovés", avance-t-il.
Les victimes, quant à elles, doivent parfois faire face à des coûts de réparation élevés, pouvant atteindre plusieurs milliers d'euros. Dans la commune de Mont-l'Évêque, également touchée par ce phénomène, la maire, Stéphanie Lozano (SE), tire la sonnette d'alarme : "Il y a effectivement un réseau opérant avec des véhicules ciblés, notamment les Citroën C3 et certaines marques Renault. Ils agissent là où ils trouvent ces voitures."
Les actes de vandalisme automobile sont sévèrement punis par la loi, avec des peines allant jusqu'à deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, sujet que les autorités locales devraient aborder avec plus d'insistance.







