La tension monte au sein des Écologistes alors qu’on se rapproche des élections présidentielles de 2027. La primaire des "unitaires", promue par Marine Tondelier, semble piégée, suspendue à l'attitude du Parti socialiste d'Olivier Faure. Ce dernier soutient le processus mais fait face au scepticisme de certaines factions internes.
Parallèlement, les figures de la gauche qui progressent dans les sondages, comme Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, poursuivent leurs initiatives, le premier adoptant une approche précocement engageante, tandis que le second cherche à obtenir le soutien du PS sans passer par la primaire.
Dans cette ambiance, Sandrine Rousseau, qui s'oppose à Marine Tondelier, partage ses préoccupations dans une interview accordée à Libération. Elle redoute que la candidature de Tondelier soit maintenue sans primaire, ce qui pourrait entraîner un soutien précipité aux socialistes, incluant Glucksmann.
"Nous perdrions notre âme"
Pour Rousseau, une telle issue serait inacceptable et enfreindrait l’identité des Écologistes. "Nous perdrions notre âme, ainsi que notre groupe à l’Assemblée. À titre personnel, je ne soutiendrai jamais Raphaël Glucksmann au premier tour", avertit-elle, partageant une vision alignée sur celle des Insoumis.
Si la primaire échoue, elle suggère que le soutien des Écologistes soit utilisé comme monnaie d'échange dans les négociations pour rallier un candidat, dans le cadre d'un accord législatif solidaire, capable d'injecter une dynamique forte au sein de la gauche, surtout au premier tour. Son message est clair: "L’écologie ne doit pas être subsumée dans un système capitaliste libéral", réitère-t-elle.
Cette affirmation met en exergue une fracture plus profonde au sein de la gauche, où l'écologie et le capitalisme semblent incompatibles, un point souligné par plusieurs analystes politiques. Si François Hollande et Bernard Cazeneuve choisissent de participer à la course, la tension interne pourrait encore s'intensifier.







