Tout juste désigné candidat pour l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal fait déjà parler de lui à travers une manœuvre audacieuse sur les réseaux sociaux. Lors de son déplacement à Mur-de-Barrez, en Aveyron, le 23 mai, il a pris le contrôle de plusieurs comptes de soutien jusqu’alors dédiés à Emmanuel Macron, en modifiant leurs noms et logos, sans en avertir personne. Cette information a été rapportée par La Tribune du Dimanche.
Ce coup de théâtre a été rapidement remarqué par les utilisateurs des réseaux qui, sous le choc, ont constaté qu’ils suivaient sans le savoir des comptes comme "Attal président". Les réactions ne se sont pas fait attendre : "C'est gonflé !", ou encore "Pas terrible comme manip" ont exprimé des internautes sur la toile. Aujourd’hui, les comptes du jeune candidat, âgé de 37 ans, comptent déjà 35 000 abonnés sur Instagram et plus de 50 000 sur le réseau social X.
L’Élysée pas informée de cette manœuvre
Face à la polémique, Gabriel Attal a tenu à défendre son approche lors d’un entretien avec Brut : "Ces comptes ont toujours été les comptes officiels de campagne du parti que je préside aujourd’hui. Ils ont changé de nom à plusieurs reprises ces dernières années, et cela ne fait que continuer avec cette nouvelle campagne".
Gabriel Attal s'exprime sur le changement de nom des comptes X "Macron Président" en comptes "Attal Président". pic.twitter.com/836jW7AtJ6
— Brut FR (@brutofficiel) May 24, 2026
D’après nos sources, l’Élysée ne serait pas au courant de cette manœuvre. En effet, Attal affirme que ces comptes n’ont jamais été unilatéraux, mais des outils de communication pour la campagne du parti. Cependant, cela a prêté à confusion et de nombreux observateurs s'interrogent sur les implications éthiques de cette stratégie.
Enfin, Gabriel Attal a profité de ce lancement pour mettre en avant son programme, axé sur quatre « chantiers capitaux » : l’éducation, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle. Il a également soulevé le débat sur la gestation pour autrui (GPA), une position qui divise déjà son propre camp, notamment avec la réaction ferme de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, qui a qualifié sa prise de position d’incompatible avec les valeurs féministes actuelles.







