Sandrine Rousseau propose de renommer les steaks en "cadavres d’animaux"

Une députée française souhaite réévaluer le langage autour de la viande.
Sandrine Rousseau propose de renommer les steaks en "cadavres d’animaux"
« Les menus des restaurants auraient beaucoup plus d’allure s’il y avait « cadavre de vache » plutôt qu’entrecôte… Je suis sûre que ça dissuaderait un peu ouais » assure Sandrine Rousseau. © Crédit photo :

Dans une récente interview avec le collectif Futur, Sandrine Rousseau, députée et défenseuse de la cause animale, a fait parler d'elle en suggérant un changement radical dans la manière dont nous nommons les morceaux de viande. Selon elle, appeler les steaks "cadavres d’animaux" pourrait entraîner une prise de conscience plus profonde parmi les consommateurs.

« J’aimerais bien un jour réussir à passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière », a-t-elle déclaré. Pour Rousseau, changer le langage adopté autour de la viande pourrait jouer un rôle crucial dans la lutte pour un rapport plus respectueux envers les animaux. « Quand je vais au restaurant, je préfère "cadavre de vache" à "entrecôte" », a-t-elle ajouté avec un brin d'ironie.

Une bataille de mots

Sa déclaration s'inscrit dans un débat plus large sur la terminologie alimentaire, notamment en lien avec des réglementations en cours au sein de l’Union européenne. Ces dernières préconisent d’interdire des termes comme "steak" ou "bacon" pour des produits végétariens, une initiative qui a suscité de nombreuses critiques de la part de défenseurs du véganisme et des consommateurs soucieux de leur alimentation.

Rousseau souligne qu'il est incohérent d’utiliser des termes valorisants pour décrire des produits à base de viande tout en réservant des appellations neutres pour les alternatives végétales. En citant un récent compromis au sein de l’UE, où il est question de désigner uniquement les produits carnés sous des termes leur étant propres, elle plaide pour un équilibre dans la façon dont nous percevons et parlons de notre alimentation, comme l'a rapporté Sud Ouest.

Une vision alternative

Le collectif Futur, dont fait partie Rousseau, se décrit comme un mouvement axé sur le changement de notre rapport aux animaux, énonçant une vision de coexistence harmonieuse. "Nous devons repenser notre place dans le monde et notre façon de consommer", déclare un membre de l’association, appelant à une réflexion collective pour un futur plus éthique et durable.

Le débat s’annonce donc passionnant, tant sur le terrain politique que dans l’opinion publique. Les réactions sont diverses et témoignent d'un fossé entre tradition et changement dans la société française. Avec des campagnes de sensibilisation et un intérêt croissant pour la cause animale, les enjeux autour de la terminologie alimentaire pourraient jouer un rôle déterminant dans les modes de consommation futurs.

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