L'enquête de la Cour de justice de la République (CJR) concernant Aurore Bergé, accusée d'avoir menti sous serment sur ses relations avec une lobbyiste des crèches privées, a été clôturée sans poursuites, selon des sources proches du parquet.
"Cette information judiciaire est désormais close. Le dossier a été renvoyé au ministère public pour décision. Il n’y a pas eu de mise en examen dans cette affaire", a déclaré le parquet général de la Cour de cassation, confirmant ainsi les informations relayées par Ouest-France.
L'avocat de la ministre, Me Jade Dousselin, a précisé que la décision revient officiellement aux magistrats de la CJR et a souligné qu’elle ne disposait pas d'informations sur la diffusion de ces nouvelles.
Aurore Bergé, en charge de l'Égalité entre les femmes et les hommes ainsi que de la lutte contre les discriminations, a toujours nié les allégations portées contre elle, affirmant avoir même déposé plainte pour diffamation.
Ministre depuis 2025, Aurore Bergé a été entendue à deux reprises au cours de l’enquête, en juin et octobre 2025, durant laquelle elle a été considérée comme témoin assisté.
Le processus ayant conduit à l'ouverture de l'information judiciaire remonte à début 2025, suite à un signalement émanant de l'Assemblée nationale.
Des députés de La France insoumise et du groupe Écologiste et Social avaient émis des soupçons sur son engagement vis-à-vis des lobbys au moment de son audition devant une commission d'enquête parlementaire relative au modèle économique des crèches, le 30 avril 2024.
Sous serment, la ministre avait déclaré n'entretenir aucun "lien personnel, intime ou amical, ni d'accointances" avec la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC), Elsa Hervy.
Des enquêteurs de la section de recherches de Paris, soutenus par trois magistrats de la CJR, ont cherché à établir si Mme Bergé et la lobbyiste Elsa Hervy entretenaient une relation qui aurait pu être délibérément dissimulée alors que Bergé était à la tête du portefeuille des Familles.
Dans son livre d'investigation "Les Ogres" (Flammarion), le journaliste Victor Castanet évoquait un "pacte de non-agression" entre les deux femmes.
Parallèlement, la FFEC et Elsa Hervy ont également décidé d'intenter une action en diffamation contre Victor Castanet.







