Cette semaine, la Colombie accueille une conférence inédite rassemblant près de cinquante nations qui œuvrent ensemble pour s'éloigner des énergies fossiles. La ministre colombienne de l'Environnement, Irene Velez Torres, présente ce forum comme une "nouvelle puissance" qui cherche à contourner l'immobilisme des COP onusiennes. En effet, des pays émetteurs tels que les États-Unis, la Chine ou la Russie ne sont pas présents, laissant la place à des nations désireuses d'accélérer la transition énergétique.
"La présence d'un tel nombre de pays, représentant environ 50 % de la population mondiale, est une occasion unique de forger des alliances efficaces pour l'avenir énergétique", a déclaré Velez. L'événement met en lumière l'absence des plus gros pollueurs qui, lors des précédents sommets, ont souvent freiné les discussions sur la nécessité d'abandonner les énergies fossiles.
Pour certains observateurs, la crédibilité de ce rassemblement pourrait être remise en question en raison de l'absence de ces acteurs majeurs. Cependant, un membre de la délégation a répondu : "Nous ne recherchons pas des accords contraignants, mais des solutions concrètes." L'objectivité peut être renforcée sans la pression des plus grands émetteurs, qui ont traditionnellement imposé leur veto aux propositions ambitieuses.
Cette conférence est également un reflet d'une frustration accrue vis-à-vis des limites des sommets des COP. Des experts soulignent que le multilatéralisme doit se réinventer, apparaissant comme une réponse nécessaire face aux crises écologiques actuelles. Un des résultats attendus de cette rencontre est la création du premier groupe d'experts scientifiques dédié à la transition énergétique, pour conseiller les gouvernements et autres acteurs sur des stratégies à long terme.
En parallèle, la Colombie, bien qu'évolving autour des énergies propres, reste un grand producteur de charbon et de pétrole. Le gouvernement du président Gustavo Petro a pris des engagements clairs en ne lançant aucun nouveau contrat d'hydrocarbures. "Il est temps de favoriser d'autres économies productives basées sur l'agriculture et le tourisme", a affirmé la ministre. En 2025, les exportations de café ont, pour la première fois, dépassé celles du charbon, marquant un tournant dans la dynamique économique du pays.
Ce sommet constitue non seulement un espace de dialogue innovant mais aussi une opportunité pour redéfinir les priorités environnementales à l'échelle mondiale. Les citoyens et la société civile jouent un rôle fondamental dans cette quête visant à sortir des énergies fossiles, un enjeu au cœur des préoccupations contemporaines.







