Lors d'un événement marquant à Lyon, le député a mis en avant son engagement envers les "travailleurs essentiels", promettant de les défendre en augmentant les taxes sur les grands employeurs. Selon lui, le climat économique actuel favorise les dividendes au détriment des salariés. Cela fait écho à l'analyse du journal Le Monde, qui mentionne que nombreux sont ceux qui appellent à une réévaluation des salaires dans un contexte de crise économique.
François Ruffin a entamé son discours avec un "entretien d'embauche" symbolique où il a évoqué le sort de plusieurs ouvriers et chômeurs. En rupture avec La France Insoumise, il a également critiqué le Rassemblement National, accusant son président, Jordan Bardella, de se prévaloir du soutien des travailleurs tout en s'alliant avec des puissances économiques contestées.
Devant un auditoire de 2.000 personnes, Ruffin a malheureusement évité d'aborder le sujet de la primaire à gauche. Il n'a pas précisé s'il maintiendra sa candidature en l'absence de celle-ci, laissant un flou sur son avenir politique.
Distribution d'un "Cahier de campagne"
Évoquant des métiers à forte pénibilité souvent sous-rémunérés, il a tiré à boulets rouges sur un système qui, selon lui, favorise "les privilèges fiscaux pour les milliardaires", citant Emmanuel Macron. Il a en outre distribué un "Cahier de campagne" intitulé "Travailleuses et travailleurs essentiels", mettant en lumière ceux qui ont assuré la continuité du pays durant la crise du Covid sans voir leur reconnaissance ou leur rémunération s'améliorer.
Dans ce document, il s'engage à revaloriser les bas salaires, à indexer les rémunérations sur l'inflation, et à instaurer des majorations pour les horaires atypiques. Il plaide aussi pour une retraite anticipée pour les professions pénibles ainsi que l'éradication du recours abusif à l'intérim.
"Je serai un président au SMIC"
Avec ferveur, Ruffin a promis d'augmenter le SMIC à 1.700 euros nets par mois et d'introduire une prime obligatoire de 1.000 euros pour les plus modestes, dès le début de son mandat. Il a également critiqué la façon dont de grandes entreprises comme LVMH bénéficient d'aides publiques tout en payant moins d'impôts que les petites structures.
En affirmant, "je suis un député au SMIC, je serai aussi un président au SMIC", il a exposé sa gestion de son salaire comme un outil de solidarité en reversant la part dépassant le minimum à ses associations.







