Samedi 4 avril, les autorités britanniques ont annoncé l'arrestation d'un jeune homme dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de plusieurs ambulances de la communauté juive à Londres. L'incident, qui a eu lieu fin mars, a suscité une vive inquiétude et une indignation au sein de la société.
La représentante du procureur, Emma Harraway, a révélé cette arrestation lors de l'audience de trois autres suspects qui se sont présentés devant le tribunal. Le jeune homme, âgé de 19 ans, a été intercepté dans l'enceinte du tribunal pendant que les autres suspects, un homme de 20 ans et deux adolescents de 19 et 17 ans, étaient jugés.
« Alors qu'ils assistaient à l'audience, les policiers ont reconnu cet homme comme étant potentiellement lié à l'incendie criminel », a détaillé la police.
Les trois suspects avaient été arrêtés mercredi dernier et étaient déjà inculpés pour des faits d'incendie volontaire risquant de mettre des vies en danger. Lors de leur comparution, ils ont confirmé uniquement leur identité, tandis que la représentante du ministère public a fait valoir des éléments montrant une préméditation dans leurs actions. Selon les autorités, il existe des preuves solides que ces actes étaient dirigés de manière ciblée contre la communauté juive.
Preméditation avérée
Un juge a décidé de maintenir tous les suspects en détention, avec une prochaine audience prévue le 24 avril. L'adolescent sera placé dans un établissement dédié aux mineurs.
Qualifiée de crime de haine antisémite
Quatre ambulances, appartenant à l'organisation Hatzola, un service d'ambulance d'urgence bénévole, avaient été incendiées dans la nuit du 23 mars dans le quartier de Golders Green, où une importante communauté juive est présente. Bien qu'aucun blessé ne soit à déplorer, la police a rapidement classé cette attaque comme un crime de haine antisémite.
Deux autres individus avaient été arrêtés précédemment dans cette enquête, puis libérés sous caution. Les enquêteurs continuent d'examiner si cette affaire pourrait être qualifiée d'acte terroriste, étant donné les considérations d'un éventuel lien avec des groupes extrémistes, comme le rappelle un communiqué de la Libération.
Les investigations sont toujours actives, incluant une analyse d'une revendication vidéo émanant d'un groupe jusqu'alors inconnu, Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya, qui pourrait avoir des connexions avec des organisations iraniennes.







