Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé jeudi que l'Iran est "en passe d'être décimé" au cours d'une conférence de presse télévisée, trois semaines après le début d'une guerre qui a déjà entraîné une flambée des prix des hydrocarbures. Selon lui, l'Iran n'aurait plus la capacité d'enrichir de l'uranium ni de produire des missiles balistiques.
Cette escalade des tensions a été marquée par les déclarations de Nétanyahou, qui a également souligné que l'arsenal de missiles et de drones de Téhéran a été considérablement réduit. "Nous observons des fissures au sein du haut commandement iranien et tentons d'en tirer parti", a-t-il déclaré, ajoutant qu'Israël pourrait "gagner la guerre" plus rapidement que prévu.
Malgré ces revendications, il est important de noter que l'Iran maintient encore une capacité de frappe significative, et les effondrements au niveau des commandements ne garantissent pas une victoire immédiate. "Il y a beaucoup de tensions parmi ceux qui se disputent le pouvoir" en Iran, a-t-il précisé.
Les répercussions économiques
Les frappes sur des installations énergétiques dans le Golfe ont provoqué une flambée des prix. Le baril américain WTI a brièvement dépassé les 100 dollars, tandis que le gaz européen a augmenté de 35%. Des infrastructures clés, comme le site de Ras Laffan au Qatar, ont subi des dommages considérables, affectant leur capacité d'exportation.
Les attaques iraniennes semblent être une réponse directe aux frappes israéliennes, particulièrement le raid sur le site de South Pars, la plus grande réserve de gaz au monde, partagée entre l'Iran et le Qatar.
Un conflit qui pourrait s'étendre
Le président américain Donald Trump a évoqué la possibilité d'un déploiement de troupes, tout en assurant qu'Israël a agi seul lors des dernières frappes. Alors que les dirigeants européens ont appelé à une retenue maximale, la tension continue de s'intensifier dans la région, avec des explosions signalées dans le ciel de Jérusalem.
Le détroit d'Ormuz, une artère clé pour le transport de pétrole et de gaz, reste sous le contrôle iranien, rendant la situation encore plus délicate. Les efforts internationaux pour sécuriser cette région sont en cours, mais l'issue de ce conflit demeure incertaine, avec des implications majeures pour la stabilité régionale.
L'armée israélienne a poursuivi ses frappes sur des infrastructures en Téhéran, exacerbant davantage les tensions. Alors que la situation évolue, le paysage géopolitique pourrait être profondément affecté par les développements de cette crise.







