l'essentiel
Alors que la guerre en Iran impose des restrictions sévères au transport aérien dans la région, Emirates parvient à maintenir un programme de vols presque régulier. Cet article vous en explique les raisons.
Depuis le 28 février dernier, le trafic aérien au Moyen-Orient est fortement perturbé, avec une suspension de nombreux vols. Les principaux hubs tels que Dubaï, Abou Dhabi et Doha, qui traitent habituellement jusqu'à 100 000 passagers par jour, sont fortement impactés. Selon Cirium, un important fournisseur de données de l'aviation, une proportion alarmante de plus de 52 000 vols vers ou depuis le Moyen-Orient ont été annulés durant cette période, représentant presque un vol sur deux.
À la suite des premières frappes militaires américano-israéliennes, plusieurs pays de la région, dont la Jordanie, Israël, le Koweït, Bahreïn, le Qatar et les Émirats, ont fermés leur espace aérien. Bien que la situation commence à se stabiliser, le retour à un état normal est encore lointain. Depuis le 6 mars, Etihad a commencé à réduire ses opérations, alors que Qatar Airways n’assure qu’un service minimal depuis le 18 mars. En revanche, Emirates continue de relier presque sans interruption 82 destinations depuis le début du conflit.
Couloirs aériens sécurisés
Un des principaux atouts d'Emirates réside dans un protocole de sécurité spécifique mis en place par les autorités émiraties, connu sous le nom d'ESCAT (Emergency Security Control of Air Traffic). Actif depuis le 1er mars, ce dispositif offre des couloirs aériens sécurisés pour les avions commerciaux, permettant à Emirates de continuer à voler tout en renforçant sa sécurité.
En effet, même si la priorité est donnée aux avions militaires, les vols commerciaux peuvent obtenir des autorisations pour décoller et atterrir à travers des routes définies et des altitudes spécifiques. En outre, des corridors aériens d'urgence ont été institués, permettant une capacité de 48 vols par heure, comme l’a annoncé Abdulla bin Touq Al Marri, ministre émirati de l'Économie et du Tourisme. Ces itinéraires, bien que nécessitant des détours, sont conçus pour assurer une sécurité maximale.
Pourtant, d'autres compagnies comme Air France, Lufthansa et KLM préfèrent faire preuve de prudence face à la situation. Air France a récemment prolongé la suspension de ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu'au 20 mars, tandis que ses homologues allemandes et néerlandaises ont décidé de suspendre tous leurs vols vers le Golfe jusqu'au 28 mars au moins.







