Mardi, Israël a juré de "traquer, trouver et neutraliser" le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, après l'annonce de l'élimination d'Ali Larijani, un des chefs de la sécurité les plus influents d'Iran.
L'Iran n'a pas encore confirmé la mort de Larijani, mais a reconnu la disparition de Gholamréza Soleimani, le chef des milices Bassidj, également déclaré mort par Israël lors d'une attaque à Téhéran. Cette situation renforce une série d'assassinats annoncés par les États-Unis et Israël depuis le début des hostilités, incluant celui du précédent guide suprême, Ali Khamenei.
Après 18 jours de conflit, Mojtaba Khamenei, qui a hérité du pouvoir de son père il y a peu, n'est pas apparu publiquement. Selon des sources américaines et israéliennes, il pourrait avoir subi des blessures au cours de l'attaque qui a tué Ali Khamenei.
Le président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé des doutes quant à la survie de Khamenei, tout en s'insurgeant contre l'absence d'appui de ses alliés de l'OTAN pour l'opération militaire en cours contre l'Iran.
Dans un message sur le réseau social Truth Social, Trump a insisté sur le fait que les États-Unis n'avaient jamais eu besoin de cette aide, dénonçant l'inaction de nombreux pays, y compris le Japon et l'Australie.
Concernant le détroit d'Ormuz, le président du Parlement iranien a prédit que son fonctionnement habituel ne serait jamais rétabli. Actuellement, seulement une proportion limitée des navires réussit à traverser cette voie, essentielle pour le transport de 20 % du pétrole mondial.
D'après la société de renseignement maritime Windward, l'Iran semble appliquer un "blocus sélectif" en permettant à certains navires "alliés" de passer.
La population iranienne est mobilisée pour répondre aux menaces extérieures, alors que des rassemblements se tiennent pour faire front contre les "complots" ennemis. La télévision d'État a diffusé des images de manifestations, notamment en prélude aux festivités du Nouvel an persan, Norouz.
Ali Larijani, considéré comme un acteur clé du régime, avait été vu récemment en public affirmant que la résistance iranienne serait forte face aux provocations, notamment de la part de Trump. Un responsable militaire israélien l'a décrit comme "le dirigeant de facto du régime depuis des semaines".
En plus d'Ali Larijani et de Soleimani, Israël a affirmé avoir visé un leader du Jihad islamique palestinien, Akram Al-Ajouri, sans certitude sur son sort.
La Turquie a condamné ces actes d'assassinat, qualifiés de contraires au droit international, dans un contexte de violence croissante à travers la région. L'Irak, quant à lui, est de plus en plus entraîné dans le conflit malgré ses efforts pour éviter d'y être impliqué.
Les tensions entre le Hezbollah, allié de l'Iran, et les Forces américaines s'intensifient également, alors que des attaques réciproques sont signalées.
Au Liban, les pertes civiles s'accumulent, avec de nombreux témoignages de la brutalité des frappes israéliennes, touchant des infrastructures vitales et exacerbant la crise humanitaire déjà présente dans la région.
Trump, en réponse à ces escalades, a avoué avoir été "choqué" par la riposte iranienne, remettant en question l'évaluation de la menace que représentait l'Iran.







