Le procès en appel de Nicolas Sarkozy, impliquant dix personnes dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, se tient à Paris ce mardi 17 mars 2026. Ce moment est crucial pour l’ancien président, désormais le premier ex-chef d'État incarcéré en France.
- Lors de la première journée de ce procès, Nicolas Sarkozy est apparu visiblement tendu, assis au premier rang des prévenus, écoutant attentivement le président résumer les charges qui pèsent contre lui.
Source : RTL. - En septembre dernier, le tribunal correctionnel de Paris l'avait déclaré coupable d'association de malfaiteurs et condamné à cinq ans d'emprisonnement pour "corruption au plus haut niveau", une décision qualifiée d'"exceptionnelle gravité".
Le 21 octobre, il avait été incarcéré à la prison de la Santé, avant d'en être libéré trois semaines plus tard sous contrôle judiciaire. - Depuis le début de cette affaire en 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir tenté de financer sa campagne victorieuse de 2007 avec des fonds non déclarés en provenance de Libye, une allégation qu'il a toujours fermement niée.
Des experts sont attendus pour donner des éclaircissements sur l'état de santé de Claude Guéant, ancien ministre de l'Intérieur, dont la situation pourrait également influencer le procès. Les débats sont prévus jusqu'au 3 juin, et chaque jour compte pour l’ancien président, qui espère ardemment rétablir son honneur.
Ce procès fait resurgir une période délicate de l'histoire politique de la France, placée sous le feu des critiques. Selon un analyste politique de Le Monde, "Cette affaire pourrait redéfinir non seulement l’image de Sarkozy, mais aussi celle de la droite française pour les années à venir." Les opinions divergent et le climat autour de ce procès reste tendu.







