Sept semaines après la catastrophe survenue au bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a fait 41 victimes, l’attention des enquêteurs se tourne vers Jean-Marc Gabrielli, considéré comme un proche du couple Moretti. Divers témoignages suggèrent qu’il aurait joué un rôle crucial dans l’organisation de la soirée et la sécurisation des issues de secours.
Suite à l'incendie du bar, Jean-Marc Gabrielli fait l’objet d’une plainte pénale. Xavier Thévenot, père de la plus jeunes des victimes, ainsi que représentants de neuf autres familles, mettent en question le comportement de Gabrielli le soir du drame.
D’après SonntagsZeitung, la porte de service à l'arrière du bar était verrouillée lors de la catastrophe, empêchant plusieurs clients de fuir en toute sécurité. Jacques Moretti a expliqué que ce verrouillage temporaire avait été mis en place après un dysfonctionnement de la serrure.
Selon un agent de sécurité, Jean-Marc Gabrielli, Jessica Moretti et Cyane Panine auraient décidé de verrouiller toutes les sorties, à l’exception de celle menant à la véranda. L'agent avancent que cette mesure visait à prévenir l’accès non rémunéré au bar. Gabrielli a de son côté affirmé qu'il ne se trouvait là que pour saluer Cyane Panine et qu’il n’exerçait aucune fonction officielle.
Les images de vidéosurveillance révèlent des incohérences
Les images de vidéosurveillance viennent bouleverser la version de Gabrielli. Peu avant le déclenchement de l’incendie, à 1h20, trois personnes, dont Gabrielli et l'agent de sécurité, contrôlaient l'accès principal du bar. Ces derniers auraient même bloqué la sortie alors que la panique s'installait parmi les clients. L’incendie s'est déclaré peu après, provoquant une propagation rapide des flammes et de la fumée, entraînant une fuite chaotique des clients.
Il reste donc à savoir si Jean-Marc Gabrielli était un simple spectateur ou un acteur clé dans la gestion des entrées et sorties du bar. La plainte pénale déposée par les familles vise à identifier les responsabilités et à éclaircir pourquoi les issues de secours n’étaient pas accessibles lors de cette nuit tragique.







