Le candidat à l'élection présidentielle a officiellement lancé sa campagne pour les municipales au Havre, le 28 janvier dernier. L'ancien Premier ministre s'efforce de se distancier des propos qui ont pu entraver sa route vers l'Élysée.
C'est une attitude peu fréquente chez lui. Lors de son discours au Havre, Édouard Philippe a semblé hésitant, cherchant ses mots avec soin. Ce jour-là, en lançant sa campagne municipale, il n’a pas hésité à faire un mea culpa. Il a exprimé des remords vis-à-vis de sa déclaration de l'automne dernier, lorsqu'il avait déclaré : "Je ne lui dois rien" en parlant d’Emmanuel Macron.
Il a déclaré : "Entre 2017 et 2020, j'ai assumé le rôle de maire du Havre, et tout le monde sait que j'étais à la tête du gouvernement à cette époque. Je remercie le président de m'avoir confié une telle responsabilité. Parfois, mes mots peuvent être durs, et je reconnais que je ne devrais pas m'exprimer de cette manière."
"Ça l’a beaucoup abîmé"
Le chef du parti Horizons a tenté cet automne de rompre avec Emmanuel Macron, en appelant notamment à une présidentielle anticipée. Conscient des critiques suscitées par cette prise de position, Philippe s’inquiète des répercussions sur ses candidatures, à la fois municipales et présidentielles.
Lors d'une rencontre avec ses électeurs dans le centre-ville, Jean-Paul Lecoq, son principal rival, n'a pas manqué de rappeler que ses propos avaient déplu à une partie de l'électorat macroniste.
À un niveau national, nombreux sont ceux qui estiment que sa demande de démission du président, ainsi que sa phrase heuristique, lui ont coûté cher politiquement. Un de ses soutiens a même déclaré : "Nous avons pris la foudre." Un leader socialiste a ajouté : "Cela a laissé entendre qu'il manquait de respect envers celui qui l'avait nommé." Une personnalité influente du gouvernement a tranché : "Cette déclaration lui reste collée à la peau."







