Ce dimanche, des milliers de personnes se sont rassemblées à Paris et Lille pour protester contre la répression brutale qui affecte le mouvement de contestation en Iran. Brandissant des drapeaux de la monarchie iranienne déchue, ainsi que des emblèmes israéliens et américains, les manifestants ont clamé : « Un Iran pour les Iraniens, libre de Khamenei ». Les manifestations, qui se poursuivent, font écho à une période troublée marquée par la mort de milliers de personnes, selon l'ONG Iran Human Rights.
À Paris, des messages clairs ont été affichés sur des pancartes, les mots « gardiens de la révolution = terroristes » ou encore l'initiative « Make Iran Great Again » (MIGA) inspirée par l'ancien président américain Donald Trump. Les participants, dont beaucoup soutiennent Reza Pahlavi, fils du dernier chah d'Iran, ont exprimé un désir pressant pour la liberté et la dignité au sein de leur pays.
Les responsables politiques étaient également présents aux rassemblements, avec des figures telles que Valérie Pécresse et Manuel Valls, soulignant le soutien local à la cause iranienne. À Lille, une centaine de manifestants, y compris le maire Arnaud Deslandes, ont symboliquement brulé des photos du guide suprême Ali Khamenei, appelant à des actions concrètes de la part des nations occidentales.
Mahmoud Moradkhani, un médecin et neveu d'Ali Khamenei, aujourd'hui dissident, a partagé son espoir en affirmant que « le régime a échoué à maintenir le peuple dans l'ignorance ». Les jeunes Iraniens exilés, comme Azadeh, 21 ans, soulignent l'importance de la diaspora dans la lutte pour la liberté, exprimant leur préoccupation pour leurs familles restées au pays.
En parallèle, des militants ont réalisé une action symbolique au cœur de Paris, se couchant sur un grand drap rouge pour symboliser les victimes de la répression. Sepideh Farsi, réalisatrice et membre du collectif Neda, a déclaré : « Le but est de rendre hommage aux victimes iraniennes et de garder l'opinion publique internationale sur le qui-vive ». Cette mobilisation collective s'inscrit dans une période de troubles récents – des manifestations à Téhéran à des mouvements de colère contre la hausse du coût de la vie. La situation est d'une gravité telle que le nombre de personnes tuées pourrait atteindre 20 000, selon des estimations variées.







