Lors du premier tour de la législative partielle dans le Loiret, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dominé le scrutin avec 33,9 % des voix. Ce résultat, bien que remarquable, s'accompagne d'une réalité inquiétante : un taux d'abstention dépassant les 70 %. Rist devra faire face au second tour à Tiffanie Rabault, candidate du Rassemblement national, qui a obtenu 27,2 % des voix, tandis que Ghislaine Kounowski, candidate de la gauche, est éliminée avec un score de seulement 11 voix de moins que Rabault.
Les enjeux sont considérables pour Rist, qui a promis de démissionner de son poste ministériel en cas de défaite le 25 janvier. Cette situation fait écho à l'élection précédente où elle avait remporté son siège à l'Assemblée nationale avec une avance de seulement 69 voix sur sa concurrente de gauche. D'après Le Parisien, la mobilisation des électeurs sera cruciale pour le second tour, d'autant plus que Rist a récemment déclaré sur X : "Dimanche prochain, mobilisons-nous largement pour le second tour".
Ce scrutin partial est le résultat du refus de son suppléant, Stéphane Chouin, maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, de la remplacer à l'Assemblée. En cas de victoire, Rist a annoncé qu'elle céderait son siège à Marie-Philippe Lubet. Toutefois, le climat politique actuel demeure tendu, avec des observateurs comme France 3 Loiret soulignant l'impact désastreux d'une participation si faible sur la légitimité du scrutin.
Les élections à venir pourraient également résonner avec des enjeux nationaux, étant données les tensions croissantes entre les différentes formations. À quelques jours du second tour, il ne reste qu'à espérer que les électeurs du Loiret choisiront de s'exprimer et de peser sur l'avenir politique de leur région.







