Le président syrien Ahmed Al-Charaa a révélé, ce dimanche 18 janvier 2026, avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec Mazloum Abdi, le chef des forces kurdes. Cet accord fait suite à une avancée rapide des forces gouvernementales syriennes dans des zones historiques sous contrôle kurde, notamment dans le nord et l'est du pays. M. Charaa a affirmé : "Je recommande un cessez-le-feu complet" après une discussion avec Tom Barrack, l'émissaire américain pour la Syrie.
Le contenu de cet accord a été rendu public et se compose de 14 points essentiels. Parmi ces dispositions, on trouve l'intégration des Forces démocratiques syriennes (FDS) ainsi que des forces de sécurité kurdes au sein des ministères de la défense et de l'intérieur syriens. De plus, il est prévu que le gouvernement de Damas prenne immédiatement le contrôle des provinces de Deir Ezzor et Rakka, actuellement sous une gestion kurde. Pour couronner le tout, Damas s'engage à gérer les prisonniers du groupe État islamique et leurs familles, qui sont actuellement détenus dans des camps kurdes.
Représentant un tournant significatif dans le paysage conflictuel du pays, cet accord a été salué par M. Barrack, qui a écrit sur X : "Cet accord et ce cessez-le-feu représentent un tournant décisif, avec d’anciens adversaires privilégiant le partenariat plutôt que la division." Des sources médiatiques ont rapporté que M. Barrack se rendait également à Erbil pour rencontrer M. Abdi, soulignant ainsi l'importance internationale de ces négociations.
Récemment, l'armée syrienne revendique la reconquête de plusieurs villes et installations stratégiques, y compris le principal site pétrolier du pays, témoignant des ambitions accrues de Charaa après avoir renversé Bachar Al-Assad il y a plus d'un an. Les experts notent qu'il s'agit d'une réelle tentative de rétablir l'ordre et l'unité dans un pays qui a souffert de la guerre civile pendant plus d'une décennie.
Ce cessez-le-feu soulève des espoirs parmi les populations locales, qui aspirent à une paix durable après des années de conflits incessants. Des analystes mettent en avant que cet accord pourrait également influencer la dynamique des acteurs régionaux, redéfinissant ainsi les relations entre Damas et les différentes forces présentes sur le sol syrien.







