Une vidéo récente a suscité une vive émotion en dévoilant des dizaines de corps positionnés devant la morgue de Kahrizak, au sud de Téhéran. Selon des ONG de défense des droits humains, ces victimes sont le reflet de la violente répression à l'égard des manifestations qui secouent le pays. L'AFP a confirmé l'authenticité de ces images, que l'on peut visionner ici.
Les images montrent clairement des corps enveloppés dans des sacs noirs, alors que des proches cherchent désespérément des nouvelles de leurs disparus. L'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, a déclaré que ces images illustrent un nombre alarmant de personnes tuées lors des récentes émeutes. Le Centre médico-légal de diagnostic et laboratoire de Téhéran est le seul à enregistrer en ce moment un tel afflux de cadavres, qualifiant la situation de "tragédie humanitaire".
L'organisation Hengaw, elle aussi norvégienne, a corroboré l'authenticité des images, évoquant "un crime d'une ampleur et d'une gravité considérables". Les forces de sécurité ont été accusées d'utiliser des balles réelles pour étouffer les manifestations, faisant craindre qu'au moins 200 personnes aient déjà perdu la vie en quelques jours, comme l'indiquent des rapports fournis par des observateurs.
Dans le contexte de cette répression, des experts soulignent que les coupures d'internet, qui durent depuis plus de 60 heures, ont privé la population de l'accès à des informations cruciales. "Cela ne fait qu'intensifier un climat de peur et d'incertitude", déclare un analyste des droits humains. Le monde entier regarde, et la communauté internationale appelle à une enquête indépendante. Les voix s'élèvent pour dénoncer ces abus, reflétant une frayeur généralisée face à une répression inouïe.
Comme l'affirme un activiste local, "les Iraniens ne cherchent rien d'autre que leurs droits fondamentaux. À travers ces images tragiques, il est urgent que la communauté internationale prenne position contre la violence systématique".







