Le 12 janvier 2026, les agriculteurs d’Indre-et-Loire ont intensifié leur mobilisation en bloquant des plateformes logistiques appartenant à de grandes enseignes. Après des manifestations marquantes à Tours et Paris, la colère des agriculteurs se traduit par des actions concrètes sur le terrain. Mikelis Gislot, agriculteur local, a affirmé : « On s’organise pour rester mobilisés. »
Depuis la nuit du 11 janvier, une quarantaine d'agriculteurs, accompagnés de plusieurs tracteurs, se sont rassemblés à la plateforme Auchan Retail Logistique à Chanceaux-sur-Choisille, ainsi qu'à la plateforme Lidl de Sorigny. Ces blocages ont pour but de s'opposer fermement à l'accord Mercosur et à la concurrence jugée déloyale qui pèse sur les agriculteurs français. « Ça va durer des jours et des nuits, on n’est pas près de rentrer chez nous, » a déclaré Jérôme Lespagnol, représentant de la Coordination rurale (CR) 37, qui accuse le gouvernement de ne pas prêter attention aux inquiétudes des agriculteurs.
Les Jeunes Agriculteurs (JA) de l’Indre-et-Loire ont relayé sur les réseaux sociaux que ces actions sont « une manière forte d'exprimer notre désaccord et notre volonté de faire entendre nos revendications ». La mobilisation est ouverte à tous, qu'ils soient syndiqués ou non, et perdurera tant que leurs préoccupations ne seront pas prises en compte.
Des experts du secteur agricole soulignent que cette situation, emblématique de la détresse des agriculteurs en France, fait écho à des mouvements similaires observés dans d'autres régions. Les agriculteurs s’inquiètent non seulement des conséquences économiques de ces accords commerciaux, mais aussi de leur impact sur la qualité des produits et la durabilité des exploitations.
La colère de cette communauté, visible dans les rues de Tours, reflète un sentiment croissant d'urgence parmi les agriculteurs. Alors que la pression sur le secteur agricole ne cesse d'augmenter, des initiatives soutenues sont indispensables pour leur assurer un avenir viable. Pour plus d'informations, suivez les mises à jour sur le sujet dans les médias locaux tels que La Nouvelle République.







