L'Iran a clairement affirmé sa position en matière de sécurité et de diplomatie. Lors d'une conférence rassemblant des ambassadeurs étrangers à Téhéran, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré : « La République islamique d'Iran ne recherche pas la guerre, mais est pleinement préparée à ses éventualités. » Cette déclaration fait suite aux récents propos du président américain Donald Trump, qui a évoqué des interventions militaires potentielles en réponse aux manifestations à travers le pays.
Araghchi a insisté sur le fait que l'Iran est également favorable à des négociations pacifiques, mais que celles-ci doivent se dérouler dans un cadre d'équité et de respect mutuel. « Nous sommes ouverts au dialogue, à condition que nos droits soient reconnus et respectés », a-t-il précisé. Cette position a suscité des réactions variées, les analystes s'interrogeant sur la sincérité de l'Iran à engager des pourparlers tout en se montrant ferme sur sa capacité de défense.
Selon des experts de la région, cette dualité est typique des approches iraniennes, où la flexibilité au dialogue coexiste avec une intention affirmée de préserver la souveraineté nationale. Par exemple, l'ancien ambassadeur de France en Iran, François Nicoullaud, a souligné : « La situation actuelle nécessite une attention délicate. L'Iran n'hésitera pas à défendre ses intérêts face à des provocations. »
Les déclarations d'Araghchi interviennent dans un contexte géopolitique tendu, où les relations entre l'Iran et les États-Unis restent particulièrement complexes, marquées par des sanctions économiques sévères et des tensions militaires persistantes. Alors que la communauté internationale observe les événements de près, elle reste préoccupée par la possibilité d'une escalade militaire qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices non seulement pour la région, mais aussi au-delà.







