Depuis des années, l'Iran navigue dans une tempête économique profonde, exacerbée par la corruption endémique, une gestion inefficace et des sanctions internationales lourdes. Malgré ses vastes réserves de pétrole et de gaz, le pays semble acculé, avec un PIB par habitant ne représentant que 10 % de la moyenne de l'Union européenne. Cette situation alarmante a engendré une inflation qui atteint des sommets, frôlant parfois les 80 % par an. Ce climat économique tendu est à l'origine des mouvements sociaux qui secouent actuellement le pays.
La corruption et la mauvaise gestion ont gravement entamé la capacité de l'Iran à produire et à exporter des biens. Dans ce contexte, le budget de l'État souffre d'un manque criant de ressources, conduisant la banque centrale à imprimer de la monnaie sans aucune richesse réelle pour la soutenir. En conséquence, le rial, monnaie locale, a perdu toute confiance, incitant les citoyens à se tourner vers des valeurs refuges comme l'or et le dollar.
Les défis de l'exportation pétrolière
Aujourd'hui, l'Iran produit environ 1,7 million de barils par jour, ce qui représente moins de 2 % de la consommation mondiale. Les sanctions internationales, durcies depuis l'administration Trump, limitent les opportunités de vente sur les marchés globaux et poussent le pays à vendre presque exclusivement à la Chine. Ce mode de fonctionnement restreignant a transformé l'Empire du Milieu en son premier partenaire commercial, avec des rafineries locales payant au tarif le plus bas possible. Cependant, même ces transactions ne suffisent pas, et le pays connaît de graves pénuries alimentaires et médicales.
Les répercussions des sanctions économiques sur les citoyens iraniens sont criantes, comme l'explique un expert économique : "La pression sur l'économie nationale s'intensifie chaque jour, impactant les plus vulnérables de la société". Des appels au changement résonnent de plus en plus au sein de la population, suggérant qu'un changement de régime pourrait offrir une voie vers une meilleure gestion économique.
Cependant, un potentiel existe. L'Iran dispose d'un sous-sol riche en hydrocarbures et d'une population dotée d'une élite universitaire bien formée. Une reconstruction économique serait nécessaire, mais avec des politiques appropriées et un gouvernement transparent, le pays pourrait redécouvrir ses capacités et améliorer le quotidien de ses citoyens.
En résumé, alors que l'Iran fait face à des défis sans précédent, le pays possède également des ressources et une résilience qui pourraient, avec le bon leadership, le mener vers un avenir prometteur.







