Le 7 janvier, les forces américaines ont intercepté le pétrolier Bella, renommé Marinera, au large des côtes islandaises, une manœuvre qui ravive les tensions entre Moscou et Washington. Accusé d'enfreindre les sanctions imposées par les États-Unis sur le Venezuela, le navire avait effectué de multiples changements de nom et de pavillon pour échapper à la vigilance des autorités américaines.
Les images diffusées par Russia Today montrent la saisie en cours, avec un bateau des garde-côtes américains et un hélicoptère survolant le navire. Pete Hegseth, ministre de la Défense américain, a affirmé sur X que le blocus du pétrole vénézuélien était en vigueur : "Le blocus est sanctionné et pleinement en place partout dans le monde."
Le Bella, qui naviguait sous pavillon russe récemment, avait pour mission de transporter du pétrole vers le Venezuela. Selon des sources médiatiques, un sous-marin russe aurait même été observé escortant le navire durant son périple. Cependant, il convient de noter qu'aucun pétrole n'était à bord lors de son interception.
Tensions diplomatiques croissantes
Les autorités russes ont condamné cette opération, qualifiant la saisie d'illégale. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a exigé le retour de l'équipage, insistant sur leur droit à un traitement humain. "Nous demandons une restitution rapide de l'équipage dans leur patrie", a déclaré un représentant de la diplomatie russe.
Pourtant, Washington ne reconnaît pas l'immatriculation du Bella, le qualifiant de navire fantôme. Ce cas fait écho à celui d’un autre pétrolier repéré au large du Venezuela, dont les autorités américaines ont également saisi des cargaisons de pétrole. Le secrétaire d'État, Marco Rubio, a affirmé que "tout le pétrole est bloqué au Venezuela", soulignant que celui-ci ne peut être déplacé en raison des sanctions.
Ce nouveau développement dans les relations américano-russes montre à quel point la situation maritime et géopolitique continue d'être tendue, particulièrement dans le contexte des politiques énergétiques mondiales. Les États-Unis ont signalé qu’ils envisageaient de poursuivre l'équipage du Bella en justice, ajoutant ainsi une couche de complexité à cette affaire déjà sensible.
Comme l’évoque un analyste des relations internationales, la saisie du Bella pourrait également avoir des implications sur les négociations futures concernant le pétrole vénézuélien et les sanctions mondiales. La situation continue d'évoluer, et les ramifications de cette opération pourraient se faire sentir bien au-delà des eaux islandaises.







