Aux États-Unis, l’intervention militaire au Venezuela soulève des réactions contrastées. Alors que l'administration Trump est accusée d'agir unilatéralement pour provoquer un changement de régime dans ce pays souverain, des manifestations ont eu lieu récemment à New York.
Des centaines de personnes se sont regroupées à Wall Street, brandissant des slogans tels que "Pas de sang pour du pétrole". Ces manifestants, principalement des opposants au président Trump, expriment leur désapprobation face à une décision qu'ils jugent arbitraire et illégitime. Parmi eux, Joshua, un manifestant, a déclaré : "Nous ne pouvons pas accepter qu'un président, qui ne respecte aucun contre-pouvoir, prenne des décisions de cette envergure sans consulter le Congrès".
Malgré l'opposition généralisée à Trump, il est intéressant de noter que les immigrants vénézuéliens vivant aux États-Unis ont célébré cette action. À Times Square et en Floride, où la communauté vénézuélienne est significative, des rassemblements ont eu lieu, de nombreux immigrants exprimant leur joie de voir la chute d’un dirigeant qu’ils considèrent comme tyrannique.
Les critiques des décisions prises par Trump ne manquent pas. Jenny, une manifestante, a évoqué l'absurdité de vouloir imposer des changements à d'autres nations : "Il n'est pas acceptable de s'ériger en gendarme du monde. Si d'autres pays agissaient de la même manière vis-à-vis de nous, nous ne l'accepterions jamais", a-t-elle souligné.
Du côté politique, les Démocrates se retrouvent dans une position délicate. Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate au Sénat, a fait remarquer que, bien que Maduro soit un dirigeant contesté, Trump a le devoir de respecter les lois et normes démocratiques américaines. Selon le média français Le Monde, cette décision pourrait également être perçue comme un moyen d'accéder aux vastes réserves de pétrole du Venezuela, qui sont parmi les plus importantes au monde.
En effet, Wall Street semble anticiper des opportunités économiques dans cette nouvelle configuration, avec plusieurs grandes entreprises déjà prévues pour se rendre au Venezuela. La situation reste donc tendue et l’opinion publique américaine sera cruciale dans les mois à venir.







