Après avoir suscité une vive controverse, Brigitte Macron a sorti la tête de l'eau en clarifiant ses remarques sur des militantes féministes qu'elle avait qualifiées de "sales connes". Ces propos, prononcés en décembre dernier lors d'un spectacle de l'humoriste Ary Abittan, avaient entraîné une onde de choc au sein de la communauté féministe ainsi que dans le milieu culturel, notamment exprimée par des figures telles que Judith Godrèche et Marion Cotillard.
Sur TF1 le 4 janvier, Brigitte Macron a affirmé : "Je ne suis pas une femme mesurée. Je suis une femme qui s'enflamme aussi facilement." Tout en soulignant sa personnalité passionnée, elle a partagé ses regrets quant à la portée de ses mots. "Je suis absolument désolée d'avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d'avoir choqué", a-t-elle ajouté. Ses excuses témoignent d'une prise de conscience, mais elle a également précisé qu'elle ne regrettait pas le fond de son message, qui traduit son frustration face à la vague d'agressions sexuelles qui secoue la société française.
Il est à noter que l'humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant obtenu un non-lieu, reste un sujet de débat dans l'espace public, illustrant les tensions persistantes autour des questions de violences faites aux femmes. Des spécialistes, comme la sociologue et féministe Camille Froidevaux-Metterie, estiment que de tels débats sont cruciaux, mais génèrent inévitablement des réactions épidermiques lorsque des personnalités publiques prennent position.
Malgré ses excuses, certains observateurs continuent de s'interroger sur l'impact réel de ses paroles. L'égalité des genres et les questions de violences sexuelles demeurent des sujets brûlants en France, et l'impact des paroles de personnalités publiques face à ces enjeux est plus que jamais un sujet d'actualité.







