Les militants socialistes étaient appelés à se prononcer sur le mode de désignation de leur futur champion pour la campagne présidentielle jeudi 9 juillet. Ils ont opté pour une primaire plus fermée.
Le choix des militants du Parti socialiste, lors du vote du 9 juillet, a mis en lumière un rapport de force interne intéressant. À 55,5 %, l’option d’une primaire fermée, exclusivement réservée aux membres du PS et de ses alliés, a remporté le soutien des votants, mettant à mal le désir d'élargissement voulu par Olivier Faure, comme l'a rapporté la Nouvelle République.
Cette configuration privilégie « la désignation d’un candidat par les militants du Parti socialiste et des organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste », notamment Place publique, au détriment d'une élection ouverte à un électorat plus large souhaitée par Faure, selon un communiqué du PS publié vendredi matin.
« Un choix très net »
Ce vote s'inscrit dans la continuité d'un dernier congrès, où les opposants à Olivier Faure ont gagné du terrain, notamment grâce à l'entrée de Boris Vallaud et de son mouvement. Le PS a précisé que « le candidat désigné proposera le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun ».
Boris Vallaud, dans une déclaration à l’AFP, a salué « un choix très net », appelant Olivier Faure à « changer de méthode » pour se préparer à la présidentielle. Les opposants proposent également de rencontrer les organisations du pôle socialiste pour unir leurs forces.
Une question demeure cependant : cette décision pourrait-elle menacer le mandat de Faure, déjà compromis par une récente minorité au sein du groupe socialiste à l'Assemblée ? « Ce n’est pas un référendum pour ou contre moi, c’est un choix stratégique pour l'avenir », a-t-il déclaré, affirmant son intention de rester en poste malgré les pressions.
Combien de candidats ?
Pour l'heure, le député de l’Eure Philippe Brun est le seul à s'être déclaré candidat à cette primaire, tandis que des figures comme Jérôme Guedj pourraient également envisager leur participation. Les candidatures de leaders influents, comme Raphaël Glucksmann de Place publique, sont attendues avec beaucoup d'intérêt.
Alors que la précampagne électorale commence, Glucksmann pourrait devoir s'aligner sur le PS pour avancer, mais sa position reste à clarifier. Olivier Faure, sans avoir encore annoncé sa candidature, a sous-entendu qu'il pourrait s'engager, tandis que François Hollande reste sceptique vis-à-vis d'une primaire, se positionnant plutôt comme un recours potentiel.







