L’Italie doit faire face à une condamnation ce lundi par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) suite à des déclarations inadaptées prononcées par une procureure dans une affaire de viol et de violences au sein du couple. Comme souligné par La Verità, une Française de 44 ans résidant à Pellezzano avait porté plainte en 2021, dénonçant des violences psychologiques et physiques ainsi que des viols conjugaux.
La CEDH a noté des irrégularités et une enquête inadéquate de la part des institutions italiennes, caractérisées par des délais excessifs et des procédures tardives. Les juges ont critiqué le traitement de la plainte, soulignant des failles dans le processus judiciaire.
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Le cas a été aggravé par les remarques stéréotypées de la procureure, qui a suggéré que « c'est normal » qu'un homme rencontre un certain degré de résistance de la part d'une femme dans le cadre intime, affirmant que cela pouvait s'expliquer par une « fatigue liée à la vie quotidienne ». De plus, la victime a révélé avoir subi des menaces de mort, consignant que son ancien partenaire lui aurait brandi un couteau, ce qui a été minimisé par la procureure comme une simple « blague de mauvais goût ». Les abus infligés aux enfants ont été décrits comme des simples « mesures disciplinaires ».
Suite à cette décision, la plaignante, qui a porté l'affaire devant la CEDH, s'est vu attribuer environ 60.000 euros de dommages et intérêts. Elle a déclaré, pleine d'émotion : « Je me sens comme un phénix renaissant de ses cendres. Ma véritable victoire est d'avoir lutté pour toutes les femmes ». Concernant son ancien partenaire, La Repubblica signale qu'il a écopé de quatre ans et demi de prison en première instance, bien qu'il ait formulé un appel. De cette affaire, il ressort une fois de plus l'urgence de réformer le traitement des violences faites aux femmes dans la société italienne, un enjeu qui nécessite des réflexions et des actions concrètes pour éviter des dérives similaires à l'avenir.







