Ce lundi, des millions d'Iraniens affluent dans les rues de Téhéran pour les obsèques du guide suprême Ali Khamenei. Selon la télévision d'État, ce cortège funéraire s'annonce comme une démonstration gigantesque de force et d'unité, dans un climat international déjà tendu.
Après deux jours d'exposition du cercueil à la Grande Mosalla, les autorités s'attendent à ce que la procession, qui pourrait durer de dix à douze heures, traverse les artères emblématiques de la ville, telles que la rue Enghelab et la place Azadi. Cependant, aucune précision n'a encore été donnée sur le niveau de proximité du public avec le cercueil lors de cette marche symbolique.
Sur place, des centaines de participants vêtus de noir brandissent des drapeaux iraniens et des pancartes à messages forts. L'une des banderoles clame "À bas les États-Unis" tandis qu'une autre cible le président américain Donald Trump. Ce rassemblement massif n’est pas sans rappeler les funérailles du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Khomeini, en 1989, où des millions avaient également pris part aux cérémonies, entraînant des mouvements de foule tragiques.
Les funérailles d’Ali Khamenei interviennent alors que le pays est sous le choc des frappes israélo-américaines qui ont causé sa mort dans le cadre d’un conflit régional intense. Des experts, comme le politologue irano-français Nazih Richani, évoquent les implications de cet événement : « Dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, ces obsèques pourraient servir de catalyseur pour un regain de militantisme anti-américain parmi la population. »
Les cérémonies, qualifiées par les dirigeants iraniens comme une démonstration de résilience, se déroulent également dans un moment crucial pour l'Iran, alors que des discussions de paix avec Washington sont en cours, sans qu'aucune déclaration officielle ne soit faite par le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.







