Le leader du gang vénézuélien Tren de Aragua, recherché par les États-Unis, a été abattu lors d'une opération conjointe entre Washington et Caracas. Ce développement illustre une nouvelle dynamique dans les relations entre ces deux nations, qui ont connu des années de tensions diplomatiques.
Le 12 juin dernier, l'administration américaine a annoncé la mort d'Hector Rusthenford Guerrero Flores, surnommé Niño Guerrero, qui était sous le coup d'un avis de recherche. La nouvelle a été confirmée par le gouvernement vénézuélien, signalant un tournant dans la coopération bilatérale, bien que les relations aient été marquées par des frictions au cours des dernières années.
Dans un communiqué, le ministère vénézuélien des Communications a précisé que l'opération déracinait des "structures du crime organisé". Un affrontement s'est produit, menant à la neutralisation de Guerrero. Des sources judiciaires indiquent que le Tren de Aragua, qui a émergé en 2014 dans l'État d'Aragua, est désormais considéré par Washington comme une organisation terroriste ayant étendu son influence à plusieurs pays d'Amérique du Sud.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a souligné l'impact de cette opération : "Le Commandement sud des États-Unis a mené une frappe rapide et létale pour éliminer Niño Guerrero, le tristement célèbre chef de Tren de Aragua." Trump a également précisé que cette opération a été réalisée "en étroite coordination" avec le Venezuela, actuellement dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, suite à la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis en janvier.
Cet événement soulève des questions sur l'avenir de la coopération entre les deux gouvernements et sur la lutte commune contre le crime organisé. Des analystes s'inquiètent toutefois d'un possible retour de tensions, tandis que d'autres voient cette collaboration comme une opportunité d'avancer dans des domaines parfois négligés.







