Rayonnante de vitalité, Valérie a consacré sa carrière à sa passion : la restauration. Aujourd'hui à la retraite, elle apprécie la chance d'avoir un bon statut et met son énergie au service des autres.
Jusqu'à l'âge de 56 ans, Valérie n'avait jamais envisagé de prendre sa retraite. Toutefois, un relevé de carrière l'a alertée sur le fait qu'elle pouvait atteindre le nombre suffisant de trimestres grâce à ses trois enfants. En fouillant davantage, elle a eu la surprise de découvrir qu'un départ anticipé était possible! Ayant commencé à travailler dès 19 ans, elle avait ce qu'il fallait pour partir deux ans avant l'âge légal, alors fixé à 62 ans et 3 mois pour sa génération, née en 1963.
Un changement de vie radical
Cette décision de quitter son emploi a été prise rapidement, entourée de surprises. Ses amis craignaient qu’elle s’ennuie et son groupe de travail a tenté de la retenir. Mais sa détermination était sans faille. Le secteur de la restauration, après le Covid, manquait de l'enthousiasme qu’elle avait connu auparavant. Les clients devenaient plus exigeants et le personnel souvent absent. En participant à des réunions avec d’autres directeurs, elle a constaté des défis communs. La vie en banlieue parisienne étant devenue pesante, la retraite représentait une opportunité d’un nouveau départ. Désormais, elle réside à Cabourg, près de sa sœur et de sa mère.
Une retraite confortable
Bien que Valérie ait parfois ressenti de la lassitude, elle recommande ce métier à ceux qui sont motivés et aiment interagir. Lors de sa carrière, ses revenus mensuels atteignaient jusqu'à 6 000 € brut. À la fin de sa carrière, elle a choisi de privilégier sa vie personnelle, limitant ses heures de travail et gagnant environ 3 500 € net avant impôts. À présent, elle perçoit près de 3 000 € net avant impôts, ce qui représente une légère diminution de 400 à 500 € par rapport à son dernier salaire. Cependant, elle se considère chanceuse. Elle est désormais responsable d’une antenne des Restos du Cœur à Cabourg, où elle inscrit une cinquantaine de nouvelles familles chaque semaine, dont de nombreux retraités. Avec son conjoint bénéficiant également d’une bonne retraite, ils ont pu tester la vie en Normandie en louant une maison pendant trois ans avant de se décider sur leur installation définitive.
Une trajectoire professionnelle ascendante
Pour l'heure, cette nouvelle vie est synonyme de satisfaction, et Valérie ne regrette pas son choix. Si la restauration ne figurait pas au départ dans ses projets, sa passion l'a rattrapée. Titulaire d'un BTS de gestion, elle a initialement travaillé dans une banque. Après plusieurs années, l'ennui l'a poussée vers une nouvelle voie lorsqu'une cliente lui a proposé de rejoindre le groupe Hyppopotamus. Un an de congé sabbatique lui a permis d'évaluer cette nouvelle opportunité, et elle a rapidement gravi les échelons, passant d'hôtesse d'accueil à directrice d'établissement. Aujourd'hui, Valérie dirige sa vie de façon épanouie.







