L'Union européenne a officialisé la reprise, lundi 15 juillet, des discussions concernant l'adhésion de l'Ukraine. Alors que Kiev espère intégrer le bloc européen d'ici 2027, il est probable que ce processus prendra bien plus de temps. En effet, pas moins de 35 chapitres nécessitent des discussions approfondies. Des pays comme le Monténégro attendent toujours leur tour après plusieurs années d'attente.
La question est de savoir si l'Europe ouvrira ses portes à l'Ukraine. Ce lundi, les négociations ont commencé par un premier dossier qui se concentre sur les droits fondamentaux. L’Ukraine doit, en conséquence, ajuster ses lois et régulations, notamment en matière de justice, de droits civiques, de lutte contre la corruption, et de respect des droits des minorités, y compris la communauté LGBTQ. Ce travail ne fait pas reculer les autorités ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a d'ailleurs déclaré sur son compte X : "L'Ukraine fait ce qui est nécessaire. L'ouverture de ce premier 'cluster' est un soutien politique et moral fort pour notre pays."
La levée du veto hongrois
Une fois ce premier dossier approuvé, les discussions entreront dans un autre volet crucial: la politique agricole. Comme l'indique RTL, l'Ukraine, surnommée "le grenier à blé de l'Europe", représente un défi majeur pour l'agriculture européenne. La fin des droits et des contrôles douaniers pourrait bouleverser les agriculteurs européens, mais cela signifierait également la libre circulation pour les travailleurs, ainsi que pour les étudiants. Attendre la levée du veto hongrois sur certaines questions de politique agricole devance déjà les espoirs d'une avancée rapide.







