Le sommet du G7 débute ce lundi 15 juin à Évian-les-Bains, où plus de 16 000 agents de sécurité, incluant policiers, gendarmes, militaires et pompiers, seront déployés. En collaboration avec les autorités suisses, la surveillance aérienne sera intensifiée, avec l'attente de milliers de manifestants anti-G7 dimanche.
Dimanche matin, des motards de la police sont positionnés à Évian, sur les rives du lac Léman, transformant la ville en un véritable bastion de sécurité avant le sommet. Une résidente, tout en plaisantant, a partagé : "Sur la sécurité, on ne peut pas faire plus". Ce déploiement massé vise à gérer la rencontre des leaders des sept puissances économiques, avec des sujets sensibles tels que la crise en Ukraine et la situation en Iran.
La ville est presque désertée par ses habitants. Une résidente a confié : "C'est tranquille, mais ça reste quand même assez surprenant". Les résidents doivent présenter un pass pour entrer dans la zone sécurisée. Un cycliste, sans QR code, se voit contraint de changer de chemin.
Les manifestants anti-G7 attendus à Genève
À Genève, juste de l'autre côté de la frontière, les anti-G7 s'organisent. Quatre mille militaires sont mobilisés pour soutenir la police en préparation d'une coalition de manifestants incluant des syndicats et des groupes altermondialistes, qui se rassembleront dès 15 heures dimanche. Un passant a exprimé son soutien à ces manifestations : "Je suis plutôt d'accord avec ces manifestations parce qu'il faut que les choses changent".
La ville de Genève vise à éviter les débordements survenus en 2003 lors d'un précédent sommet, quand des émeutes ont éclaté, provoquant chaos et violence. Selon des experts en sécurité rencontrés par Le Monde, la stratégie mise en place cette année semble plus rigoureuse, avec une coopération renforcée entre les autorités françaises et suisses.







