Au cœur d'une période critique du conflit russo-ukrainien, le président russe, Vladimir Poutine, exprime son mécontentement face aux attaques incessantes lancées par l'armée ukrainienne sur le territoire russe. Dans des déclarations faites au Kremlin, il a averti que ces frappes, menées principalement par des drones, visent à déstabiliser la société russe et à porter atteinte à son économie, mais a assuré qu’elles ne réussiraient pas.
« Leur but est de diviser notre peuple et de créer le chaos, mais nous ne laisserons pas cela se produire », a affirmé Poutine. Il a cependant omis de préciser l'ampleur des dégâts résultant de ces attaques, mettant en avant que les dommages étaient rapidement réparés. La tension se ressent d'autant plus que ces frappes ukrainiennes se multiplient depuis plusieurs mois.
Perspectives défensives : Poutine a insisté sur la nécessité pour Moscou de renforcer son système de défense aérienne, une demande qu'il a déjà formulée suite à des frappes sur des installations pétrolières et militaires dans son pays. Ces événements se sont déroulés alors que le Forum économique de Saint-Pétersbourg battait son plein.
Un chiffre clé : 1.600 km
C’est la distance qui sépare la frontière ukrainienne de la ville de Nijnekamsk, en république du Tatarstan, récemment touchée par une attaque de drones. Cette offensive a entraîné des blessures et l'annulation des célébrations publiques pour la Journée de la Russie, marquée par le déménagement de plus de 20 personnes vers des hébergements temporaires.
« Nous avons pris toutes les mesures de sécurité nécessaires », a déclaré le maire de la ville. L’état-major ukrainien, quant à lui, a affirmé avoir ciblé deux raffineries dans la région au cours de cette nuit agitée.
Une déclaration alarmante
« Une attaque armée contre la Suède ou ses alliés ne peut être exclue »
Un rapport récent de la commission parlementaire de la défense de Suède alerte sur la possibilité d'une offensive militaire russe à l'encontre de pays de l'Otan. Cette analyse évoque un risque accru de tensions militaires dans un avenir proche, indiquant que Moscou pourrait se manifester même sans déploiement militaire suffisant, comme l’a mentionné Jörgen Berglund, président de la commission.
« La situation demeure périlleuse et pourrait se détériorer rapidement, menaçant la sécurité de la Suède et de l’Europe », conclut-il.
Tendances à surveiller
De son côté, l'Union européenne a décidé de reprendre les négociations d'adhésion avec l'Ukraine, un processus récemment relancé grâce à la levée du veto hongrois. Antonio Costa, président du Conseil de l’UE, a salué cette avancée, la qualifiant de « pas majeur » pour l'élargissement du bloc.







