C'est avec une grande tristesse que le palais royal de Thaïlande a annoncé le décès de la princesse Bajrakitiyabha Mahidol, fille aînée du roi Maha Vajiralongkorn, à l'âge de 47 ans. Hospitalisée depuis plus de trois ans en raison d'une maladie grave, elle s'est éteinte paisiblement jeudi soir, comme l'a précisé un communiqué officiel.
Son état de santé s'était progressivement détérioré, à cause d'une infection intestinale, comme l'a annoncé le bureau de la maison royale. Sa dépouille sera exposée dans une chapelle ardente au Grand Palais de Bangkok, où ses funérailles se dérouleront avec de grands honneurs, en accord avec la tradition royale.
La princesse, affectueusement surnommée "princesse Bha", était tombée inconsciente à l'hôpital suite à un malaise cardiaque survenu pendant un entraînement militaire avec des chiens en décembre 2022. En août 2025, le palais royal avait réclaré qu'elle était aux prises avec une grave infection sanguine et dépendait de machines pour maintenir ses fonctions vitales.
Bajrakitiyabha Mahidol était issue du premier mariage du roi avec la princesse Soamsawali. Diplomate et procureure de formation, elle avait étudié au Royaume-Uni, en Thaïlande, ainsi qu'aux États-Unis, décrochant un diplôme de droit à l'université Cornell. Lors d'une visite en 2012 à Cornell, elle avait évoqué son parcours : "Je suis à la fois procureure, avocate pénaliste et diplomate; tout cela en un. J'aime me considérer comme un hybride", avait-elle déclaré au Cornell Chronicle.
Ambassadrice de Thaïlande en Autriche et active aux Nations Unies, la princesse avait aussi plaidé pour les droits des femmes, s'efforçant d'améliorer la condition des femmes emprisonnées. En tant que membre significative de la famille royale, elle jouait un rôle de premier plan dans la société thaïlandaise, très attachée aux traditions.
Bajrakitiyabha était très proche de son père et avait été récemment nommée à un poste clé dans son unité de sécurité, juste avant son hospitalisation. Le roi, âgé de 73 ans et père de sept enfants issus de quatre mariages, n’a pas encore désigné d’héritier, la succession étant traditionnellement en faveur des hommes.
En Thaïlande, les discussions sur la famille royale sont strictement réglementées, la lèse-majesté étant punie de lourdes peines, dissuadant ainsi les critiques. La disparition de la princesse laisse un vide immense dans le cœur des Thaïlandais et rappelle l'importance de son engagement pour les causes qu'elle a défendues.







