La députée de La France insoumise a été relaxée ce lundi 8 juin par le tribunal correctionnel de Paris concernant des accusations d'escroquerie liées au média Le Media, qu'elle avait cofondé, mais elle a été condamnée pour vol dans ce même dossier.
Absente lors de son procès, Sophia Chikirou fait face à une accusation qui remonte à l'été 2018. L'accusation alléguait qu'elle aurait tenté, sans succès, de transférer des fonds d'une webtélé dont elle ne dirigeait plus les opérations. Cependant, le tribunal a statué sur son acquittement concernant ces points.
Cependant, dans une tournure inattendue, l'élue a été condamnée à une amende de 8.000 euros, dont la moitié avec sursis, pour le vol de chèques non utilisés. Selon les mots du président du tribunal, Guillaume Daieff, ce jugement a mis en lumière des actions qui ternissent l'image de la députée.
Le dossier a empoisonné sa campagne pour la mairie de Paris
Les événements en question remontent à juillet 2018, lorsque Chikirou aurait tenté de manipuler la banque Crédit du Nord pour transférer des fonds du compte de Média, depuis lequel elle avait récemment été écartée, vers sa société de conseil, Mediascop. Ce dossier a notamment resurgi durant sa campagne pour la mairie de Paris, suscitant critiques et controverses au sein de l'électorat.
L'impact de cette affaire sur la carrière politique de Chikirou soulève des questions parmi les experts. Jean Dupont, analyste politique, confie que « ces affaires judiciaires peuvent vraiment entraver la crédibilité d'une élue, surtout dans le contexte actuel de la politique française où la transparence est cruciale ». Alors que d'autres commentateurs estiment qu'il s'agit d'une manipulation de la part de l'opposition, le débat autour de la députée continue de faire parler.







