Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a écrit, jeudi 4 juin, une lettre ouverte à Vladimir Poutine pour lui proposer « une rencontre » afin de « mettre fin » à la guerre.
Dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux et sur le site de la présidence ukrainienne, Volodymyr Zelensky propose à son homologue russe « un dialogue direct » entre les deux présidents pour discuter des moyens de parvenir à la paix. Le message est clair : « Le choix vous appartient », souligne-t-il.
Sans vouloir se rendre à Moscou ou à Kiev, Zelensky suggère d'organiser cette rencontre en Suisse, en Turquie ou dans un pays arabe, évoquant également la nécessité que l'Union européenne et les États-Unis y participent. « La ligne de front est aujourd’hui le point de départ de toute diplomatie. Nous sommes prêts à un cessez-le-feu total pour toute la durée des négociations », indique-t-il.
« Une vie sans guerre est infiniment préférable »
En soulignant les lourdes pertes russes, Zelensky rappelle que « plus de 30 000 soldats russes ont été tués ou blessés en mai ». Il exprime le souhait que « les Russes comprennent que nous aussi, nous ne désirons pas une guerre perpétuelle. Une vie sans guerre reste infiniment préférable ». Il est persuadé que « la majorité des Russes réagiraient positivement à cette proposition ».
Provocateur, Zelensky évoque l’âge avancé de Poutine et la lassitude qui pourrait surgir à son égard. En rappelant les frappes ukrainiennes récentes sur Saint-Pétersbourg, il fait valoir « qu'avec le temps, la lassitude ne fera que croître ». Il avertit que, si la guerre perdure, Poutine devra « lutter bien plus ardemment pour sa propre existence ». Ce n’est pas une menace, mais une réalité de l’histoire de la Russie.
De son côté, le Kremlin a simplement réagi en affirmant que Zelensky peut à tout moment se rencontrer avec Poutine « à Moscou ». Pour des analystes, cette situation est révélatrice des enjeux complexes qui entourent les échanges diplomatiques actuels. Le président américain, Donald Trump, quant à lui, voit cette rencontre comme une opportunité. Emmanuel Macron a également partagé son avis en considérant que c'est effectivement le bon moment pour un tel dialogue.







