Trois agents de l’Office national des forêts (ONF) sont actuellement en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de Ribaute, un drame survenu en août 2025 qui a ravagé près de 17 000 hectares et coûté la vie à une femme. Les investigations, selon les déclarations du procureur de Montpellier, Thierry Lescouarc'h, portent une attention particulière à l’hypothèse d’une cigarette abandonnée, jetée d’un véhicule de patrouille.
Depuis le 2 juin, ces agents sont interrogés à la suite d'une information judiciaire ouverte le 13 août 2025, après le départ du feu, observé près de la D212 à Ribaute. Cet incendie a non seulement détruit une immense superficie de végétation – 11 000 hectares au total – mais a également engendré une mobilisation intensive des sapeurs-pompiers pendant trois semaines, jusqu'à l'extinction du sinistre le 28 août.
Les gardes à vue des agents ont été prolongées, permettant aux enquêteurs d'explorer la possibilité que ces derniers aient été impliqués dans le départ du feu ou qu'ils aient été témoins d’un comportement négligent pouvant avoir causé cette catastrophe. Le parquet a précisé qu’à ce stade, aucune autre information ne sera communiquée, tout en rappelant que les individus bénéficient de la présomption d’innocence.
Une hypothèse de négligence étudiée par les enquêteurs
Les agents, dont les fonctions exactes n’ont pas été dévoilées, sont au cœur d’une investigation qui pourrait requalifier les actes en infraction de destruction involontaire par incendie. C’est un enjeu délicat qui interroge également les procédures de sécurité au sein de l’ONF. Des experts en gestion de crises suggèrent que des mesures plus strictes devraient être mises en place pour prévenir de telles situations à l'avenir et protéger nos forêts. Comme le souligne un spécialiste du comportement humain dans des situations d’urgence, "la vigilance et la responsabilité individuelle doivent primer, surtout dans des environnements sensibles comme les forêts".







