Mercredi 3 juin 2026, les députés ont majoritairement approuvé une proposition de loi écologiste visant à diminuer l'exposition au cadmium, un métal lourd considéré comme toxique. Cette initiative a été accueillie défavorablement par le gouvernement, qui plaide pour une démarche différente.
L'assemblée nationale a voté avec une nette majorité ce mercredi 3 juin 2026, en première lecture, une proposition de loi de nature écologiste qui vise à réduire considérablement l'exposition de la population au cadmium. Adopté par 144 voix contre 22, le texte prévoit des mesures ambitieuses pour abaisser les taux maximaux autorisés de cadmium dans les engrais phosphatés, qui contribuent à son accumulation dans les sols agricoles, et contaminent les aliments. Selon une étude de l'Anses, l'exposition alimentaire au cadmium pose des risques sérieux pour la santé des consommateurs.
Malgré l'enthousiasme des députés, le gouvernement a rejeté cette proposition, plaidant pour une réduction plus progressive afin de ne pas compromettre la compétitivité de l'agriculture française. Ce désaccord a alimenté un débat intense sur la santé publique et la sécurité alimentaire.
L'extrême droite a voté contre
La proposition a reçu le soutien des groupes politiques de gauche, ainsi que de MoDem, Horizons, et Renaissance, qui avaient pourtant rédigé des amendements proposant des alternatives auxquelles ils ont finalement renoncé. L'extrême droite, ainsi qu'une députée des Républicains, ont été les seules à s'opposer au texte.
« Merci à tous les scientifiques qui nous ont éclairés [...]. Merci aux militants des ONG qui nous ont aidés à alerter l’opinion publique », a déclaré Benoît Biteau, député écologiste et auteur de cette loi, qui se dirige maintenant vers le Sénat pour la prochaine étape de son parcours législatif.







