Le Hezbollah libanais a annoncé mercredi avoir mené des actions contre Israël, qui a intensifié ses frappes sur le territoire libanais, faisant au moins neuf victimes mortelles, parmi lesquelles deux secouristes et un soldat. Cette escalade intervient alors que des diplomates libanais et israéliens se rencontrent à Washington pour discuter de la sécurité au Liban, ces négociations étant placées sous l'égide du secrétaire d'État américain, Marco Rubio. Ce dernier a exprimé l'espoir que ces discussions mènent à un "plan d'action" concret.
La milice chiite a confirmé avoir ciblé des forces militaires israéliennes dans le nord d'Israël, une première revendication depuis le début des hostilités lundi. En riposte, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, qualifiant cette mesure de "préventive" et bénéficiant d'un soutien implicite des États-Unis.
Mercredi matin, une frappe israélienne a touché une voiture à Khaldé, à l'entrée sud de Beyrouth, tandis que des bombardements ont été rapportés dans plusieurs localités du sud du pays. L'armée libanaise, qui a affirmé rester à l'écart du conflit, a également rapporté la mort d'un soldat et des blessures infligées à deux autres militaires par un drone israélien.
Non seulement les frappes ont tué des soldats, mais elles ont également visé directement une ambulance, causant la mort de deux secouristes. Le ministère de la Santé a indiqué que plus de 130 membres du personnel médical avaient perdu la vie depuis le début des hostilités. Par ailleurs, quatre Syriens et deux Palestiniens ont été tués près de Tyr, une ville historique en proie à des bombardements incessants.
La situation se complique davantage avec des pétitions circulant à Tyr et Nabatiyé, réclamant l’exclusion de toute présence armée sauf celle de l’armée libanaise, alors que la population fuit les frappes israéliennes. Les autorités libanaises affirment que le Hezbollah avait initialement accepté une proposition américaine visant à réduire les tensions, mais un responsable du groupe a rejeté cette idée de "cessez-le-feu partiel".
Le conflit, qui a éclaté le 2 mars, a causé la mort de plus de 3 500 personnes au Liban et déplacé plus d'un million d'individus, tandis qu'Israël a perdu 26 soldats. Ce cycle de violence semble loin d'être terminé, mettant en lumière la fragilité de la paix dans la région.







