Trois des quatre hommes condamnés pour le meurtre de Thomas Crétault, survenu il y a dix ans à Vendôme, ont décidé de faire appel devant la cour d’assises le 23 mai 2026. Cette démarche pourrait entraîner un durcissement de leur peine en raison d'un appel incident du parquet.
Il était prévisible que cette situation découle des déclarations des accusés. En effet, un second procès se tiendra concernant l’affaire tragique de Thomas Crétault, ce jeune homme abattu d’une balle en pleine tête en avril 2016 à Vendôme, dans un contexte de rivalités entre trafiquants de drogue. Parmi les cinq hommes jugés du 18 au 23 mai à Blois, trois, Gilles Kitelo, Pierre-Paul Atekpani et Rochel Atepou, ont fait appel.
Gilles Kitelo, considéré comme l'instigateur de cette expédition meurtrière, persiste à nier sa présence sur les lieux lors des faits et a écopé de 20 ans de réclusion criminelle. Pierre-Paul Atekpani, condamné à 18 ans, a reconnu avoir tiré mais conteste avoir touché la victime. La défense de ce dernier, contactée par La Nouvelle République, n’a pas précisé si un appel serait engagé.
Rochel Atepou, quant à lui, a été condamné à 13 ans pour complicité de meurtre. Il a conduit l’une des deux voitures utilisées pour commettre l'acte. Assib Massoundi, également condamné à 13 ans pour complicité, avait reconnu avoir frappé la victime avec la crosse d'une arme, bien que cette affirmation n'ait pas été corroborée par les résultats d'autopsie.
Un cinquième accusé, acquitté pour association de malfaiteurs, n’a pas pris part à l'attaque mais avait prêté son véhicule.
Le procureur de la République de Blois a mentionné avoir formé un appel incident, précisant que "la cour d’assises d’appel aura ainsi pleine juridiction pour aller, le cas échéant, au-delà des peines prononcées en première instance". Ce second procès est prévu pour se dérouler sous un an, soit à Orléans, soit à Tours.
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