Un mois et demi après avoir quitté Duralex, François Marciano, ancien directeur général de la Scop, et son fils Antoine, ex-directeur financier de la verrerie basée à La Chapelle-Saint-Mesmin, brisent le silence. Ils annoncent le lancement de deux procédures devant les prud'hommes pour contester des licenciements qu'ils qualifient de "brutaux".
François Marciano, une figure clé de la réhabilitation de Duralex par ses salariés, a quitté son poste de directeur général dans des circonstances troublantes. Officiellement présenté comme un départ à la retraite, ce choix a été vivement critiqué par maître Pierre Lalanne Rougier, leur avocat, qui affirme que la version de l'entreprise est "complètement bidon".
Des licenciements "brutaux" et "nébuleux"
Maître Rougier précise que ses clients ont été licenciés "pour faute grave", mais sans fournir d'informations claires. Pour lui, les licenciements ont été menés de manière très violente et sans aucun fondement tangible. "Ces licenciements semblent s'inscrire dans une stratégie floue, avec des motifs ambigus", déclare-t-il à ICI Orléans. L'avocat assure que les raisons évoquées ne sont pas liées aux difficultés financières croissantes de Duralex, qui vient de faire l'objet d'un redressement judiciaire, ni à des allégations de mauvaise gestion relayées par certains médias.
Maître Rougier envisage également de recourir à des actions devant le tribunal de commerce, une fois les affaires devant les prud'hommes réglées. Rappelons que François Marciano a initié un projet ambitieux de reprise de Duralex en coopérative par les salariés en 2024. Sa suspension de fonction a eu lieu quelques semaines avant la communication d'un audit financier sur la verrerie.
Peu après le départ de Marciano, Peggy Sadier, la responsable marketing, a été nommée par Duralex pour le remplacer. Cette transition s'est produite à un moment critique où un rapport de Bercy a mis en lumière une "tension de trésorerie" sévère, entraînant à son tour un cinquième placement de l'entreprise en redressement judiciaire en seulement 22 ans. Actuellement, Duralex emploie environ 240 personnes, ce qui soulève de nombreux enjeux pour l'avenir de l'entreprise.







