En Ukraine, l'appel à évacuer retentit pour des milliers de civils, suite à une offensive rusée ayant frappé la capitale Kiev et la ville de Kharkiv. La nuit du 1er au 2 juin a été marquée par un déferlement de violence, avec près de 650 drones et plus de 70 missiles tombant sur ces zones densément peuplées, causant un bilan tragique d'au moins 21 morts.
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Cette offensive, redoutée depuis plusieurs jours par les Ukrainiens, a effectivement eu lieu lorsque Moscou a intensifié sa menace de frappes. Les témoignages affluent, comme celui d'une rescapée qui confie : "J'ai eu de la chance. L'explosion m'a touchée, mais superficiellement. Je n'ai plus de lieu où aller, mon appartement est détruit". Ce raid a non seulement ciblé des installations militaires et industrielles selon Moscou, mais a également eu un impact dévastateur sur les vies civiles.
Dans les profondeurs des métros, lieu de refuge, les Ukrainiens vivent des moments de tension extrême. "C'est l'endroit le plus sûr", racontent-ils, tandis qu'à Kharkiv, la lutte des pompiers contre les flammes s'est accentuée toute la nuit. Un habitant, réveillé par les explosions, explique : "Merci à mon rideau, il a sauvé ma vie en retenant une partie des éclats".
Ordres d'évacuation pour 7 000 personnes
Les autorités ukrainiennes, faisant état d'une nuit d'enfer à Kharkiv, ont ordonné l'évacuation de 7 000 personnes, la région étant en première ligne des hostilités. À Dnipro, la colère des habitants gronde à la suite de nombreuses pertes humaines, dont 15 morts, parmi lesquels deux enfants. Une femme, désespérée, s'exclame : "Les Russes sont des monstres, je les déteste bien que je sois d'origine russe. Ils détruisent nos vies quotidiennes".
Dans ce contexte désastreux, le président ukrainien appelle avec insistance à une aide américaine, signalant le besoin urgent de renforcement des défenses anti-aériennes pour protéger les civils des attaques incessantes.







