Le variant Bundibugyo d'Ebola ne cesse de se répandre, particulièrement en République Démocratique du Congo (RDC), où plus de 900 cas sont suspects. Ce lundi 25 mai, l'Ouganda a enregistré deux nouvelles infections, portant à sept le nombre total de cas officiellement confirmés. Parmi eux, un patient a succombé à la maladie depuis que l'épidémie a été déclarée le 15 mai dernier. Le ministère de la Santé a précisé que les nouveaux cas sont des membres du personnel médical d'une clinique de Kampala, actuellement hospitalisés dans une unité de traitement dédiée.
La situation est d'autant plus inquiétante que le virus déborde les frontières de la RDC, épicentre de cette crise sanitaire. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 204 décès ont été rapportés, révélant une létalité élevée dans une région où les infrastructures de santé sont gravement limitées. Florent Uzzeni, coordinateur de Médecins Sans Frontières (MSF), a récemment averti que les bilans sont probablement sous-estimés, notamment en raison des difficultés d'accès au terrain. La prévention de l'épidémie est aussi entravée par la présence de groupes armés dans les zones affectées.
Dix pays africains à risque
Jean Kaseya, directeur de l'Africa CDC, a lancé un appel à la vigilance lors d'une conférence à Kampala, indiquant que dix pays africains sont désormais en situation d'alerte : Soudan du Sud, Rwanda, Kenya, Tanzanie, Éthiopie, Congo Brazzaville, Burundi, Angola, Centrafrique et Zambie. Ces nations doivent se préparer à une éventuelle propagation du virus.
Actuellement, il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique contre le variant Bundibugyo, qui affiche un taux de létalité atteignant 50 %. L'OMS a exprimé sa profonde inquiétude, déclarant que la situation pourrait perdurer au-delà de deux mois. Il est crucial d'intensifier les efforts pour contrôler cette épidémie et protéger les populations à risque.







