L'avion transportant cinq Français évacués du navire MV Hondius, touché par un foyer d'hantavirus, a atterri à l'aéroport du Bourget, près de Paris, vers 16h30. Les opérations de désengagement, débutées avec des passagers espagnols, se poursuivent toute la journée de dimanche depuis les Canaries.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), six cas d'hantavirus ont été confirmés parmi les huit cas suspects, dont trois décès. Cette maladie, qui peut entraîner un syndrome respiratoire aigu, ne dispose d'aucun traitement ni vaccin.
Les premiers à débarquer, les 14 Espagnols, ont rejoint l'hôpital militaire Gómez Ulla, où ils seront placés en quarantaine surveillée, afin d'éviter toute propagation du virus. Roland Seitre, l'un des Français évacués, a réagi positivement avant son vol, assurant que "tout va bien" avant de subir un isolement de 72 heures, suivi potentiellement de 45 jours chez lui, selon les directives du gouvernement français.
Depuis l'arrivée du MV Hondius au port industriel de Granadilla à Tenerife, des dizaines de passagers ont été transférés, équipés de combinaisons de protection et sous le contrôle strict des autorités sanitaires. Les évacuations se poursuivront jusqu'à lundi soir, car le navire doit prendre le large avec une partie de son équipage.
Les opérations de rapatriement sont en cours vers plusieurs pays, dont les États-Unis, le Canada et l'Australie. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García, a assuré que "tout est très bien géré", alors que l'OMS supervise attentivement la situation.
Chaque passager du MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril, est considéré comme un "contact à haut risque" et sera sous observation pendant 42 jours. Les récentes réticences des autorités régionales des Canaries face à l'accostage du navire soulignent une tension palpable au sein des communautés locales.
Malgré l'anxiété suscitée par ce foyer, l'OMS rappelle que la situation actuelle diffère de celle de la pandémie de Covid-19, précisant que l'hantavirus se propage généralement via des rongeurs infectés. Cependant, des experts ont souligné que la variante détectée à bord, l'hantavirus Andes, est rare et peut avoir une transmission interhumaine.







