Dans un tournant exceptionnel, la Constitution nord-coréenne a été amendée pour acter qu'en cas d'assassinat de Kim Jong-un, une attaque nucléaire pourrait être lancée immédiatement. Ce changement, annoncé le 7 mai, vise à renforcer la sécurité du dirigeant dans un climat géopolitique de plus en plus tendu.
En effet, la nouvelle législation permettrait à la Corée du Nord de contre-attaquer dans l'immédiat. Selon un article du Telegraph, ce texte a été adopté lors de la 15e Assemblée populaire suprême qui a débuté le 22 mars.
Frappe nucléaire automatique et immédiate
Traditionnellement, le chef suprême de la République populaire démocratique de Corée dirige les forces nucléaires. Cependant, la révision stipule que si ce dernier venait à être tué ou à perdre sa capacité d'agir, les forces nucléaires pourraient toujours être déclenchées pour une réplique. La loi précise : "Si le système de commandement et de contrôle des forces nucléaires de l’État est menacé par des attaques de forces hostiles, une frappe nucléaire doit être lancée automatiquement et immédiatement".
Empêcher la mort du dictateur
Ce changement de législation intervient à la suite de l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei et de ses conseillers lors d'opérations militaires israélo-américaines. Néanmoins, éliminer Kim Jong-un ne s'avère pas aisé. Les frontières nord-coréennes sont hermétiquement closes et chaque individu entrant sur le territoire est soumis à une surveillance rigoureuse.
Malgré la capacité des services secrets israéliens à localiser des leaders iraniens via des techniques avancées, la surveillance à Pyongyang est limitée, rendant les opérations d'assassinat particulièrement complexes. De plus, Kim Jong-un privilégie les voyages en train blindé plutôt qu’en avion, rendant son ciblage encore plus délicat.







